Affaire Opencard : la mairie rend public les résultats d’un nouvel audit

Les conclusions des trois audits commandés pour vérifier le projet controversé 'Opencard' divergent. C’est ce qui ressort des informations publiées ce mardi par la mairie de Prague. C’est elle qui a mis en service, en 2009, une nouvelle carte électronique pour les usagers des transports en commun conçue pour être utilisée en même temps dans les parkings, pour ouvrir l’accès à des bibliothèques, des salles de théâtre, de cinéma et de concert. Le projet ambitieux a coûté 888 millions de couronnes, quelques 33 millions d’euros, sans que la ville n’en tire un bénéfice. A cause des soupçons de corruption pesant sur les responsables municipaux, des audits ont été commandés. Le premier audit réalisé par la société Nexia AP a démontré que l’Opencard n’était pas rentable pour la ville et que le contrat signé avec les fournisseurs de technologies était désavantageux. Ces conclusions ont été contestées par le maire Pavel Bem qui a mis en doute également le coût du projet. La création d’une commission spéciale pour vérifier le projet et présidée par lui-même a éveillé des doutes sur l’objectivité de cet organe. Le troisième audit commandé par une commission de contrôle de la mairie a constaté que la municipalité avait procédé «en accord avec les règles pour l’organisation des appels d’offres.»