Jan Fischer et le sommet de Bruxelles

Le président tchèque Václav Klaus signera le Traité de Lisbonne si la dérogation qu’il a demandée pour la République tchèque vis-à-vis de la Charte des droits fondamentaux est acceptée par les Vingt-sept et, bien sûr, en attendant un verdict de la Cour constitutionnelle, saisie par un nouveau recours contre le Traité. C’est ce qu’a déclaré à la veille du sommet de Bruxelles le Premier ministre Jan Fischer se référant à la garantie qui lui aurait été donnée par Václav Klaus lui-même. Et de souligner que le gouvernement fera tout pour imposer au sommet la dérogation exigée par le président tchèque.

Réunie mardi, à Brno, pour se pencher sur le recours contre le Traité de Lisbonne déposé par un groupe de sénateurs eurosceptiques proches du président de la République, Vaclav Klaus, la Cour constitutionnelle a reporté le débat à mardi prochain 3 novembre. Un verdict pourrait être rendu à cette date. Les juges doivent décider si l’application du Traité de Lisbonne est compatible avec la loi fondamentale du pays.