Les démissions se succèdent de tous les côtés du spectre politique

Le résultats des législatives redessine le paysage politique tchèque, et les démissions se succèdent de tous les côtés du spectre politique, depuis samedi. Parmi les démissions les plus marquantes, il y a évidemment celle du chef de file des sociaux-démocrates Jiří Paroubek qui en a fait l’annonce dès samedi en fin de journée.

Le chef de file des chrétiens-démocrates, Cyril Svoboda, a également tiré les leçons de l’échec historique de son parti : il a démissionné de sa fonction de président du parti. Avec à peine 4,4% des voix, le KDU-ČSL n’a pas franchi la barre des 5% lui permettant d’avoir un député au Parlement. Un congrès devrait se tenir en juin pour décider de l’avenir du parti. Cyril Svoboda a remercié les électeurs et a déclaré qu’il s’agissait d’un défi pour son parti. Il a également précisé qu’il ne se présenterait plus sa candidature.

Le chef des Verts, Ondřej Liška, a déclaré que la direction de son parti allait démissionner. De même, Miloš Zeman quitte les fonctions de président de son parti récemment créé.

Mais même à droite, du côté de l’ODS, les têtes tombent. Le très médiatique maire de Prague, Pavel Bém a annoncé qu’il quittait ses fonctions de président de la branche praguoise de l’ODS, suite à la perte de points significative du parti au scrutin qu’il a qualifiée de « défaite ».

Auteur: Anna Kubišta