Pandora Papers : pas de blanchiment d’argent selon le Bureau d’analyse financière

Il y a trois ans, le Bureau d'analyse financière a reçu une demande sur l'origine des quelque 400 millions de CZK qu'Andrej Babiš (ANO) a utilisés pour faire l'acquisition de biens immobiliers sur la Côte d'Azur. Libor Kazda, le directeur du bureau, a expliqué aux députés tchèques les circonstances de cette investigation. « La banque a déclaré avoir retracé l'origine de l'argent », a déclaré le député Karel Krejza (ODS) au site de la Radio tchèque, iRozhlas.cz. Sur la foi du témoignage du directeur du Bureau d'analyse financière, les députés présents à l'audition estiment qu'il n'y a pas eu de blanchiment d'argent dans cette opération.

Le Bureau d'analyse financière, dirigé par Libor Kazda, s'est penché sur l'achat par le Premier ministre de biens immobiliers en France via un montage financier complexe de sociétés implantées dans des paradis fiscaux. Le bureau est subordonné au ministère des Finances, qui est dirigé par Alena Schillerová (ANO).

Depuis que l'éclatement de l'affaire de Pandora Papers, Andrej Babiš fait l'objet de soupçons car il aurait omis de mentionner dans sa déclaration de patrimoine l’existence de ces structures offshore qui détiennent plusieurs propriétés luxueuses à Mougins, sur la Côte d'Azur. Le Bureau d'analyse financière ne s'occupe toutefois pas de cette question de fiscalité car elle ne relève pas de sa compétence. Selon le député civique-démocrate Karel Krejza, l'une des explications de cet achat compliqué pourrait être « l'optimisation fiscale », une idée rejetée par le Premier ministre tchèque.

Auteur: Anna Kubišta