Tomio Okamura ne sera pas poursuivi pour ses déclarations sur le camp de Lety

Les déclarations du leader du parti d’extrême droite SPD Tomio Okamura et de son collègue député Miloslav Rozner relatives à l’ancien camp de concentration de Lety (Bohême du Nord) ne constituent pas un délit. La police a fait savoir, ce mardi, qu’elle avait classé l’affaire et qu’elle ne donnerait pas suite aux plaintes déposées, parmi lesquelles celle des proches des victimes roms mortes à Lety.

Pour rappel, en début d’année, les deux politiques avaient douté du génocide rom des nazis durant la Deuxième Guerre mondiale. En se référant à un livre, Tomio Okamura avait expliqué que le camp de Lety n'était pas clôturé et que les détenus disposaient d’une liberté de mouvement. Le chef du SPD avait par la suite présenté des excuses pour ses propos. Pour sa part, Miloslav Rozner a critiqué le rachat par l’Etat de la porcherie située à l’endroit où se trouvait autrefois le camp, qu’il a qualifié de « pseudo camp de concentration ».

Le camp de Lety a été ouvert en août 1940. A partir de mai 1943, 1 308 hommes, femmes et enfants de la communauté rom, y ont été enfermés. 327 y sont morts, et plus de 500 ont été envoyés à Auschwitz. Moins de 600 prisonniers roms sont revenus des camps de concentration à la fin de la guerre. Selon les estimations des historiens, les nazis ont été responsables de l'assassinat de 90% des Roms de Bohême et de Moravie.