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Le gouvernement d’Andrej Babiš sollicite la confiance des députés ce mercredi
Le gouvernement minoritaire formé par Andrej Babiš, leader du mouvement ANO vainqueur des élections législatives en octobre dernier, sollicite la confiance des députés ce mercredi. Composé de quatorze ministres, dont quelques-uns sans appartenance à un parti politique, ce cabinet ne recevra toutefois le soutien d’aucun des huit autres partis représentés à la Chambre basse du Parlement.
En cas d’échec, le président de la République, Miloš Zeman, a fait savoir qu’il confierait de nouveau à Andrej Babiš la mission de former un nouveau gouvernement.
Miloš Zeman laissera à Andrej Babiš le temps nécessaire pour former un nouveau gouvernement
Présent à la Chambre des députés ce mercredi pour soutenir le gouvernement d’Andrej Babiš avant le vote de confiance, le président de la République, Miloš Zeman, a confirmé qu’il donnerait une deuxième chance au leader du mouvement ANO et lui confierait de nouveau la mission de former un gouvernement si, comme cela était fort probable, les autres partis ne soutenaient pas son cabinet ce mercredi.
Toutefois, le chef de l’Etat a appelé Andrej Babiš à négocier avec les autres partis de façon à avoir la garantie que son deuxième gouvernement obtienne la confiance de la Chambre basse du Parlement, à savoir donc le soutien d’au moins 101 des 200 députés. Miloš Zeman a précisé qu’il laisserait au Premier ministre le temps dont il aura besoin pour cela, « peut-être sur le modèle allemand », a-t-il ajouté. Pour l’heure, aucun des huit autres partis représentés à la Chambre des députés ne souhaite soutenir Andrej Babiš et le mouvement ANO dans leur entreprise de former une coalition.
La croissance du PIB tchèque a été de 5 % au 3e trimestre 2017
La croissance du produit intérieur brut (PIB) tchèque s’est bien établie à 5 % sur un an au troisième trimestre 2017, conformément à ce qu’avait déjà indiqué l’Office tchèque des statistiques (ČSÚ) en décembre dernier. C’est le meilleur chiffre enregistré depuis deux ans et cette croissance a profité à tous les secteurs de l’économie.
Au second trimestre, le PIB avait enregistré une croissance interannuelle de 4,7 %. La croissance intertrimestrielle, elle, a cependant ralenti, passant de 2,5 % à 0,5 %. C’est d’abord la demande intérieure qui explique cette tendance à la hausse, et notamment la consommation des ménages et la hausse des dépenses d’investissements.
Les premières estimations pour l’ensemble de l’année 2017 seront communiquées par le ČSÚ le 16 février.
En 2017, l’inflation en République tchèque a retrouvé un « taux normal »
La croissance moyenne des prix des biens de consommation en République tchèque s'est élevée à 2,5 % en 2017. Il s’agit de l’augmentation la plus élevée de ces cinq dernières années. En 2016, le taux moyen avait été de 0,7 %. Les chiffres ont été communiqués par l’Office tchèque des statistiques (ČSÚ) ce mercredi. L’inflation la plus marquante a été observée sur les denrées alimentaires, les boissons, alcoolisées comme non alcoolisées, les loyers, les carburants ou encore la restauration.
Selon les experts, ce retour de l’inflation à un taux plus conforme à la normale sur le long terme permet à la banque centrale d’augmenter ses taux directeurs. Pour rappel, en août dernier, la Banque nationale tchèque (ČNB) avait redressé ses taux directeurs pour la première fois depuis environ dix ans, précisément afin de pouvoir maîtriser davantage l'inflation. L’institution monétaire considère que l’idéal pour l’économie tchèque est un taux d’inflation tournant autour de 2%.
Le Syndicat des journalistes s’en prend au porte-parole du président Zeman
Le Syndicat des journalistes de République tchèque a protesté, mardi, contre la décision du porte-parole du président de la République de ne pas répondre aux questions posées par le quotidien économique Hospodářské noviny et le site d’information Aktuálně.cz relatives au financement de la campagne du président Miloš Zeman à l’élection présidentielle, dont le premier tour se tiendra ces vendredi et samedi. Tandis que Jiří Ovčáček les a renvoyés à la loi sur le libre accès à l’information, les deux médias estiment qu’il s’agit là d’une entrave à la liberté d’obtenir et de diffuser l’information.
Personnage très en vue et controversé du paysage médiatique tchèque, Jiří Ovčáček, porte-parole du président Zeman depuis sa prise de fonctions au Château de Prague en 2013, reproche au groupe de presse Economia, dont dépendent Hospodářské noviny et Aktuálně.cz et qui est la propriété de l’homme d’affaires lui aussi controversé Zdeněk Bakala, de diffuser de fausses informations dans le but de ternir l’image du chef de l’Etat.
Selon Miloš Zeman, Alexander Dubček « s’est fait dessus » en 1968
Les ministres qui n’étaient pas communistes et qui ont démissionné en 1948, favorisant ainsi la prise du pouvoir par le Parti communiste en Tchécoslovaquie, étaient des idiots. L’ancien premier secrétaire du PC Alexander Dubček fait partie de ceux qui se sont fait dessus parce qu’ils avaient peur en 1968 lors de l’écrasement du Printemps de Prague et la Tchécoslovaquie doit sa liberté après 1989 aux réformes entreprises par Mikhaïl Gorbatchev. C’est ce qu’a déclaré le président de la République, Miloš Zeman, mardi soir, dans un discours prononcé au Château de Prague à l’occasion du lancement officiel des célébrations du centenaire de la fondation de l’Etat tchécoslovaque et du 25e anniversaire de la création de la République tchèque.
Les Premiers ministres tchèque et slovaque, Andrej Babiš et Robert Fico, étaient présents à la cérémonie. Miloš Zeman est revenu à cette occasion sur les moments-clefs de l’histoire tchécoslovaque et tchèque. Concernant les événements de 1989, le président sortant, qui briguera un second mandat lors de la prochaine élection, a souligné le rôle joué par Mikhaïl Gorbatchev et estimé que le mouvement dissident n’avait pas entraîné la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie. « Je pense que nous devrions lui exprimer notre gratitude », a-t-il affirmé
Centenaire de la Tchécoslovaquie : ouverture au Château de Prague de la première grande exposition
La première des grandes expositions qui se tiendront tout au long de cette année au Château de Prague dans le cadre des célébrations du centenaire de la fondation de l’Etat tchécoslovaque, a été ouverte au public ce mercredi. Intitulée « Les fondements de l’Etat », cette exposition présente notamment différents manuscrits et documents médiévaux rares, comme par exemple un évangéliaire du IXe siècle utilisé lors du couronnement de Charles IV roi de Bohême. L’exposition, qui se tient dans la salle Císařská konírna (Les écuries impériales) ne restera ouverte que six jours jusqu’au 15 janvier. Le nombre de visiteurs est également limité afin de pouvoir maintenir des conditions à l’intérieur de la salle propices à la protection des documents exposés.
Ce sont ensuite les joyaux de la couronne de Bohême qui seront exposés au Château de Prague à compter de la mi-janvier. La couronne dite de saint Venceslas, commandée en 1346 par Charles IV pour son couronnement, le sceptre et un orbe qui datent tous deux du XVIe siècle, ainsi que d’autres pièces de joaillerie conservées habituellement dans la chapelle Saint-Venceslas de la cathédrale Saint-Guy, seront présentés.
Mémoire rom : le Musée de la culture rom prendra prochainement possession du site de Lety
Le Musée de la culture rom prendra possession du site de Lety (Bohême du Sud) en mars prochain. C’est ce qu’a fait savoir la direction du musée ce mardi. Un monument à la mémoire des prisonniers et personnes mortes dans le camp de concentration pour les Roms pendant la Deuxième Guerre mondiale y sera ensuite édifié.
Pour rappel, l’Etat a racheté en fin d’année dernière la porcherie industrielle qui se trouvait sur le site depuis les années 1970 pour un montant de 450 millions de couronnes (17,5 millions d’euros). D’autres 120 millions de couronnes (4,7 millions d’euros) seront consacrés à l’assainissement et au réaménagement des bâtiments.
Plus de 1 300 Roms ont été détenus dans ce camp de Lety entre août 1942 et mai 1943. Parmi eux, plus de 500 ont été transférés à Auschwitz et 327 y sont morts.
Le Prix Karel Čapek a été remis à la traductrice française Erika Abrams
Le Prix Karel Čapek a été remis à traductrice et linguiste française Erika Abrams ce mardi à la mairie de Prague. Erika Abrams a traduit les œuvres de nombreux auteurs et penseurs tchèques, parmi lesquels notamment Jan Patočka, Ladislav Klíma, Ivan Blatný, Vladimír Holan, Jiří Kolář ou encore Václav Havel, contribuant ainsi à la diffusion de la littérature tchèque auprès du public francophone.
Le jury a mis en avant la fidélité avec laquelle Erika Abrams a travaillé sur des textes souvent difficiles. Décerné par le Centre tchèque du PEN Club, le Prix Karel Čapek distingue depuis 1994 des personnalités dont l'œuvre littéraire a contribué de manière significative à la promotion ou à la défense des valeurs démocratiques et humanistes.
Ouverture à Prague du 7e Festival du film iranien
La 7e édition du Festival du film iranien a ouvert ses portes à Prague avec la projection de quatre courts métrages de jeunes réalisateurs. Jusqu’à dimanche prochain, quatre cinémas de la capitale – Světozor, Lucerna, Bio Oko et kino Pilotů – proposent le meilleur de la production cinématographique iranienne de ces dernières années.
Différents films récompensés aux festivals de Cannes, de Berlin, Venise, Karlovy Vary ou Rotterdam sont présentés à un public traditionnellement très nombreux et curieux. Après Prague, le festival Írán:ci se poursuivra à Brno et à Bratislava.
Météo
C’est un temps gris avec quelques précipitations ici et là qui règne sur la majeure partie du territoire ce jeudi, jour de la fête des Bohdana. Les températures varient entre 4 °C et 6 °C. Aucune évolution notable n’est attendue pour la seconde moitié de cette semaine.




