La Tchéquie parmi les pays pressant l’UE de revenir sur la nouvelle taxe carbone sur les carburants
La République tchèque fait partie des dix pays qui ont exhorté l’Union européenne à reconsidérer l’instauration d’une nouvelle taxe sur les émissions de carbone applicable aux carburants. Selon les pays opposés à ce prélèvement, qui ont remis une déclaration commune à la Commission mardi, et parmi lesquels figurent également l’Italie et la Pologne ou encore la Hongrie et la Slovaquie, ce réexamen devrait s’inscrire dans le cadre d’une révision distincte du système communautaire d’échange de quotas d’émission (SEQE), démarche qui pourrait bouleverser les projets de mise à jour de la principale politique climatique européenne.
Ce vendredi, la Commission européenne doit proposer une révision du système d’échange, qui contraint les centrales électriques, les usines, les compagnies aériennes et les entreprises de transport maritime à payer pour leurs émissions de CO2. L’entrée en vigueur de ce ce nouveau système, appelé SEQE 2 et qui vise à accéléer la transmission énergétique, est prévue à compter de 2028. « Les citoyens européens ne devraient pas être confrontés à de nouvelles taxes climatiques dans les circonstances économiques et géopolitiques actuelles », estiment toutefois les dix pays en question.