Les Tchèques désirent-ils plus de sécurité ?
Après les attentats terroristes sanglants de Madrid, la population tchèque devient bien consciente du fait que son pays n'est pas à l'abri d'actes semblables. Le quotidien Pravo publie les résultats d'un sondage éclair sur les questions de sécurité.
Les réactions des politiciens aux résultats de ce sondage ? Pour Jan Kasal, vice-président des chrétiens-démocrates, cela veut dire que les citoyens ne sont pas vraiment contre une plus grande sécurité en échange d'une perte d'une partie de leurs libertés individuelles. Il faut éviter, pourtant, que la Tchéquie se transforme en un Etat policier. Pour Petr Ibl, chef des députés sociaux-démocrates et vice-président de la Commission de la défense et de la sécurité, une plus grande participation des policiers ou de l'armée est acceptable, alors que la limitation des libertés individuelles non. Petr Necas, vice-président de la principale formation de l'opposition de droite, le Parti civique démocrate, affirme qu'il faut être prudent dans cette question, ne pas déclancher une crise d'hystérie au sein de la population. Du côté des communistes, on ne serait pas contre de plus importants pouvoirs aux forces de sécurité, mais seulement pour un certain temps. A noter que certaines mesures ont déjà été prises : à part les policiers et les soldats à l'aéroport ou autres, pour la première fois, la police des frontières contrôle rigoureusement les ressortissants des pays arabes.




