L'hôpital de campagne de l'Armée tchèque en Irak ?

L'hôpital de campagne de l'Armée tchèque, photo: www.army.cz

Le gouvernement vient de décider de l'envoi en Irak de l'hôpital de campagne de l'Armée tchèque. Une décision qui nécessite l'aval du Parlement, mais aussi de l'ONU.

L'hôpital de campagne de l'Armée tchèque, qui a fait ses preuves au Kosovo, par exemple, devrait opérer, tout d'abord, au Koweït. Les 150 médecins et 100 soldats de l'unité des forces spéciales, qui assureraient la protection de l'hôpital, seraient donc sous les ordres du commandant de l'unité de décontamination chimique, le général Dusan Lupuljev. Celle-ci est basée au Koweït, dans le cadre de l'opération « Liberté immuable ». Le gouvernement a donné son aval à l'envoi de l'hôpital, mais on ne sait pas tellement quel sera son mandat. Le Premier ministre, Vladimir Spidla, a déclaré que, selon la résolution 1472, adoptée vendredi dernier par l'ONU, appelant à offrir une aide humanitaire immédiate au peuple irakien, en Irak ou en dehors du pays, l'hôpital devrait aider les civils irakiens. Tout n'est pas si simple, car le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, devrait en informer le Comité des sanctions de l'ONU. Selon le président de l'Assemblée générale de l'ONU, l'ancien ministre des Affaires étrangères tchèques, Jan Kavan, le Comité des sanctions doit non seulement être informé, mais aussi donner son accord pour que l'hôpital soit envoyé en Irak sous le mandat de l'ONU. Le Premier ministre, Vladimir Spidla, a laissé entendre que l'hôpital pourrait être envoyé en mission même sans mandat de l'ONU. Pour cela, la résolution 1472, déjà mentionnée, devrait suffire. A ce sujet, le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, a indiqué qu'aucun pays n'avait encore réagi de la même manière que la Tchéquie à cette résolution. L'envoi de l'hôpital de campagne devrait bénéficier de l'accord du Parlement sans problème. Pourtant, les députés communistes sont contre, et même certains députés de la coalition gouvernementale émettent des réserves. Ils ne voient pas d'un bon oeil une mission militaire tchèque en Irak, même humanitaire en elle-même, sans l'aval de l'ONU.