Discussions sur l'envoi du 7ème hôpital militaire tchèque en Irak
Quand le 7ème hôpital de campagne de l'Armée tchèque partira-t-il pour le Koweït, éventuellement l'Irak ?
l'envoi de l'hôpital sans un nouveau mandat de l'ONU. L'ODS demande des garanties : l'hôpital sera opérationnel, là où il pourra aider la population civile, sa protection sera assurée par des forces tchèques, le modèle de financement de sa mission sera présenté. Le projet gouvernemental pense incorporer, dans la première phase, l'hôpital à l'opération Liberté immuable, au Koweït. Ensuite, il partirait pour l'Irak, probablement la ville de Bassorah. Il s'agirait d'une mission comptant 300 soldats, dont 100 membres de l'unité des forces spéciales, qui seraient chargés de la protection du personnel médical, mais aussi des éventuels travaux de génie. Le transport devrait durer cinq jours, à l'aide de 21 gros porteurs russes, Ruslan, pour l'équipement et de plusieurs TU-154 pour le personnel.
Le ministère de la Défense pense que le 7ème hôpital de campagne de l'Armée tchèque pourrait quitter la Tchéquie le 18 avril. D'ici là, les deux chambres du Parlement tchèque pourraient décider de la demande que vient de leur faire parvenir le gouvernement. Le président du Sénat, Petr Pithart, a déjà fixé une date pour l'examen et une probable réponse positive à la demande du cabinet de Vladimir Spidla : le 17 avril. La Chambre des députés devrait en discuter rapidement. Rappelons, surtout, que la demande d'envoi du 7ème hôpital de campagne de l'Armée tchèque en Irak découle de la résolution numéro 1472 adoptée par l'ONU, appelant la communauté internationale à offrir une aide humanitaire immédiate à la population irakienne. Pourquoi attendre si longtemps, alors que les civils irakiens auraient vraiment besoin de cette aide immédiate ? Du fait que certains députés tchèques, les communistes en premier lieu, mais aussi quelques sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates, désirent attendre la décision de l'ONU sur l'envoi de l'hôpital militaire tchèque en Irak. Ils craignent, en effet, que la Tchéquie puisse être, en raison de la présence de cet hôpital dans un pays en guerre, considérée comme un membre de la coalition qui opère en Irak. Les autres partis représentés au Parlement, le Parti civique démocrate (ODS) et l'Union de la liberté, sont pour




