Un sans-abri palestinien à l'aéroport de Prague

Aéroport international de Prague

Depuis plus d'un mois, Ibrahim Ziyad, citoyen palestinien de trente ans, vit dans l'espace de transit de l'aéroport international de Prague. Que lui est-il arrivé ? Une histoire un peu rocambolesque. Il est arrivé à Prague par avion d'Istambul. Il a effectué une demande d'asile qui lui a été refusée.

Aéroport international de Prague
Depuis plus d'un mois, Ibrahim Ziyad, citoyen palestinien de trente ans, vit dans l'espace de transit de l'aéroport international de Prague. Que lui est-il arrivé ? Une histoire un peu rocambolesque. Il est arrivé à Prague par avion d'Istambul. Il a effectué une demande d'asile qui lui a été refusée. Les autorités tchèques l'ont mis dans l'avion pour Istambul. Les autorités turques l'ont déclaré personna non grata et l'ont renvoyé à Prague. Depuis le 2 août, Ibrahim Ziyad est un sans-abri international. Il déclare lui-même : « Je n'ai pas de patrie. La Palestine n'existe pas. Là-bas, c'est Israël ». Que fait-il à l'aéroport ? En fait, c'est la compagnie aérienne tchèque qui a dû le prendre en charge, car elle est responsable de l'aéroport. La police d'immigration, le ministère des Affaires étrangères déclarent qu'ils ne peuvent rien faire. Ibrahim Ziyad passe les nuits sous une couverture dans l'espace de transit. La Czech Airlines lui offre trois tickets repas par jour pour qu'il puisse manger dans les restaurants de l'aéroport. A sa question : Pendant combien de temps je devrais vivre ici ?, on lui a répondu : Nous ne savons pas. Un an, deux, quatre, peut-être sept. Incroyable mais vrai. La porte-parole de la police d'immigration, Klara Krejci, affirme : « Il ne remplit pas les conditions pour séjourner en République tchèque. La responsablité incombe à Czech Airlines ». La compagnie, elle, ne dispose pas des moyens nécessaires pour vérifier son identité et le rapatrier. Les Affaires étrangères doivent d'abord l'identifier, négocier avec son pays d'origine qui devrait le rapatrier. Pour l'instant, personne ne sait pendant combien de temps Ibrahim, si c'est son nom, devra encore faire les cents pas dans le hall de l'aéroport de Prague.