Votre courrier
C'est, peut-être, pour la dernière fois, cette année, qu'Alain Slivinsky a le plaisir de vous présenter une des rubriques les plus appréciées, celle consacrée à vos lettres, vos messages, vos suggestions et observations, certaines fois même, vos critiques. En un mot, place à votre courrier, chers amis auditeurs.
Pas tellement de lettres, en cette fin du mois de novembre. Pourtant, avec un temps assez maussade, avec les soirées qui s'allongent, en cet automne, on pourrait penser que les auditeurs auraient plus de temps pour écouter les ondes courtes, les stations internationales. Par contre, la qualité remplace la quantité, car parmi les lettres que nous avons reçues, ces derniers temps, il y en a qui contiennent des questions intéressantes.
Comme par exemple, celle de Jacques Augustin, de Rosny-sous-Bois. Jacques nous écrit qu'il apprécie un peu de détente sur les ondes de Radio Prague, avec la chronique du lundi « Un peu de musique quand même ». La dernière fois, grâce à elle, il a pu faire connaissance avec des auteurs classiques, comme Brixi, Dusek ou Fibich. Il nous écrit encore : « Avant de terminer, je souhaiterais vous demander si à Prague, il existe un Salon international de l'Aéronautique semblable à celui de Paris-Le Bourget, en France ? Le cas échéant, est-ce une promotion des avions tchèques civils et militaires avec des acheteurs étrangers » ? Il faut dire, qu'en Tchéquie, il n'existe pas de salon de l'aéronautique semblable à celui du Bourget. La Tchéquie produit, certes, des avions de petit calibre, mais ce n'est pas un gros producteur. Il existe un salon de l'air, comme on l'appelle, qui se déroule, tous les ans, à Hradec Kralove. C'est une sorte de show, qui perd peu à peu de son intérêt, car les prestations et la participation ne sont pas des meilleures. En plus, il s'est transformé, un peu, en manifestation privée, l'Armée n'est plus présente et, de ce fait, son importance est en chute libre. On ne sait si ce salon aura lieu l'année prochaine. Jacques Augustin nous a ajouté, pour l'anectode, comme il nous écrit, que notre émission sur l'anniversaire du 17 novembre, la chute du communisme en Tchécoslovaquie, l'a captivé... Pourquoi ? Le 17 novembre, c'est son anniversaire, cette année, ses cinquante-trois ans. Félicitations avec un peu de retard, mon cher Jacques !
Un autre auditeur, Christian Ghibaudo, nous parle aussi de l'anniversaire du 17 novembre, en ces termes : « J'ai beaucoup apprécié l'émission de ce lundi passé, consacrée à la journée du 17 novembre 1989, La Révolution de velours. A l'époque, je pense que les Français ne se sont pas rendus compte de ce qui se passait à Prague, mais aussi à Bratislava. Après une séparation en douceur, vos deux pays vont maintenant entrer dans l'Union européenne. Que de progrès en 14 ans ! Encore quelques années, et économiquement la République tchèque sera au niveau des grands pays européens. Bien sur, vous n'allez pas adopter l'euro immédiatement, mais quel est l'avis des Tchèques sur ce sujet ? Vos compatriotes sont-ils prêts à abandonner la couronne au profit de la monnaie unique » ? Je dois dire que c'est une question qui fait l'objet de beaucoup de commentaires dans les médias, mais aussi au sein de l'opinion publique. Il apparaîtrait, selon les sondages, ce qui n'est pas toujours révélateur, que les Tchèques seraient, en majorité, pour la monnaie européenne. Naturellement, ils ressentent une certaine ristesse à quitter la couronne, la monnaie qui était le symbole de l'indépendance nationale, depuis la naissance de la Tchécoslovaquie, en 1918. D'un autre côté, les partisans de l'euro ont compris que la Tchéquie étant membre de l'Union européenne à compter du 1er mai 2004, il sera bon qu'elle introduise la monnaie unique de cette union, le plus tôt possible. Pour cela, des critères sont à remplir et, en premier lieu, l'économie doit atteindre un niveau plus élevé. Christian Ghibaudo nous demande de saluer Monsieur François Chalory, l'un de nos très anciens auditeurs. Je le fais, certes, mais je dois vous dire que nous sommes sans nouvelle de lui, depuis assez longtemps déjà.
Monsieur Monplot de Chambéry nous écoute, lui aussi, depuis longtemps. Comme il est militaire de carrière, il nous dit avoir suivi avec un grand intérêt nos informations sur l'abolition de la circonscription en Tchéquie. Le sous-officier Monplot nous indique aussi que, selon lui, une grande nation se doit d'avoir une armée professionnelle et que c'est le choix que la France a fait, il y a peu de temps. Comme vous le voyez, cher ami, la Tchéquie n'est, certes, pas aussi grande que la France, mais elle a fait le même choix. Il semble, d'ailleurs, que la tendance soit la même dans tous les pays européens. Notre auditeur nous pose aussi une question : quel est l'âge maximum d'un sous-officier dans l'Armée tchèque ? La réponse est simple ; dans l'armée, les soldats, sont des employés comme les autres. Ils partent donc à la retraite comme les autres employés tchèques. Autour de 62 ans pour l'instant, en ce qui concerne les hommes. Le gouvernement pense retarder l'âge du départ à la retraite, mais cela suscite beaucoup de discussions, de la part des syndicats surtout.
Fin de ce Courrier des auditeurs et à la prochaine, avec vos lettres, messages, salutations, suggestions, observations ou critiques !




