Elections législatives : 27 partis candidats
On le sait depuis mardi, délai limite d’inscription : vingt-sept partis et formations politiques de tous bords participeront aux élections législatives, les 28 et 29 mai prochains. Les électeurs tchèques disposeront donc d’un choix aussi vaste que lors du dernier scrutin en 2006, à l’issue duquel cinq partis avaient accédé à la Chambre des députés.
Vingt-sept partis et formations, c’est seulement un de plus qu’il y a quatre ans, mais cinq de plus, en revanche, que pour les élections anticipées qui étaient programmées en novembre dernier et qui, pour la première fois dans l’histoire de la République tchèque, avaient finalement été annulées. Pour rappel, à l’époque, malgré l’accord trouvé par l’ensemble des partis, les sociaux-démocrates avaient décidé à la surprise générale de ne pas soutenir la dissolution de la Chambre des députés, empêchant ainsi la tenue des élections. Or, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont précisément les sociaux-démocrates de Jiří Paroubek qui avaient initié le renversement du gouvernement de Mirek Topolánek quelques mois plus tôt et semblaient donc les plus enclins à la tenue de nouvelles législatives anticipées. Six mois plus tard, vingt-sept partis et groupes politiques sont donc entrés officiellement dans une nouvelle campagne électorale. Seuls quinze formations, cependant, présentent une liste de candidats dans chacune des quatorze régions que compte la République tchèque. Comme de tradition, ce sont les électeurs pragois qui auront le plus grand choix : vingt-deux partis sont candidats dans la capitale, bastion fort et traditionnel de la droite conservatrice incarnée jusqu’à présent par le Parti civique démocrate (ODS). Outre les cinq partis qui siègent actuellement à la Chambre des députés, à savoir donc l’ODS, le Parti social-démocrate, le Parti communiste, le Parti chrétien-démocrate et le Parti des Verts, trois autres formations nouvellement apparues, Top 09, parti de droite mené par le charismatique Karel Schwarzenberg, Les affaires publiques et le Parti des droits des citoyens, dirigé par l’ancien Premier ministre socialiste Miloš Zeman, seront également représentées dans tout le pays. Elles ne seront pas les seules, puisque sept autres ont entrepris la même démarche, mais elles semblent être les seules, en revanche, susceptibles de dépasser la barre des 5% de suffrages, minimum requis pour accéder à la Chambre des députés. Pour le reste, les autres formations et groupements, certains plus ou moins folkloriques, n’ont que peu de chances de se faire une place au soleil. On pense, par exemple, au parti baptisé « Jésus est le Seigneur. Laissons-nous guider par l’Esprit saint et que Jésus soit notre Seigneur ». Tout un programme, mais on n’en dira pas plus.
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