Le zoo d’Olomouc : à découvrir cet été !
Situé à Svatý Kopeček, une colline pittoresque qui est à la fois un lieu de pèlerinage et de détente, le zoo d’Olomouc est un incontournable de la région de Moravie centrale. Après avoir visité Olomouc, l’une des plus belles villes du pays, réputée pour son riche patrimoine baroque, rien de plus agréable que de s’évader sur cette « colline sainte » recouverte d’une vaste forêt, au cœur de laquelle se trouve, depuis 1956, un très beau jardin zoologique. Il accueille des animaux emblématiques, ainsi que des espèces moins connues, que les visiteurs peuvent observer depuis une tour panoramique haute de 32 mètres.
« Notre jardin zoologique fêtera, en juin prochain, ses 70 ans. Aujourd’hui, il abrite près de 1700 animaux représentant presque 400 espèces. Chaque année, le zoo accueille pas moins de 380 000 visiteurs », précise Pavel Javůrek, chargé de marketing au zoo d’Olomouc.
« Les girafes de Rothschild comptent sans doute parmi les animaux les plus populaires de notre zoo. D’autant plus que nous avons en ce moment, au sein du troupeau qui compte au total 13 individus, quatre girafons de cette espèce menacée élevée ici depuis 1977 : trois d’entre eux sont nés l’année dernière et le quatrième en janvier, mais ce sont encore des bébés. Sinon, les visiteurs sont ravis de pouvoir observer des espèces généralement mois représentées dans les zoos, comme par exemple le ratel (aussi appelé zorille du Cap), l’oryctérope, parfois appelé cochon de terre, ou encore le fourmilier que nous élevons avec succès depuis de nombreuses années », raconte encore Pavel Javůrek.
Si vous êtes de passage au zoo d’Olomouc, vous trouverez les deux premières espèces, appelées donc en tchèque medojed et hrabáč kapský, dans le pavillon africain Kalahari, inauguré en 2018. Le zoo d’Olomouc propose également aux visiteurs un parcours en petit train : ils peuvent ainsi observer les girafes, les kangourous, des loups ou encore des antilopes – animaux emblématiques de ce parc, comme l’explique la zoologiste Libuše Veselá :
« Nous élevons les antilopes depuis plus de 50 ans, notamment l’espèce qui s’appelle l’oryx gazelle. Pendant longtemps, la silhouette de cet animal élégant a même constitué le logo de notre zoo. L’élevage de l’oryx, bien qu’il ne fasse pas partie des espèces menacées, est en effet notre spécialité : nous avons l’un des troupeaux les plus importants en Europe, composé d’une vingtaine d’individus. Nous élevons aussi deux autres espèces d’antilopes : l’addax qui, lui, est en danger critique d’extinction et dont nous avons élevé plusieurs individus qui ont ensuite été réintroduits dans la nature en Afrique. »
« Enfin, nous élevons des gnous à queue blanche (pakůň běloocasý), qui sont une sous-espèce d’antilope. Le programme de sauvegarde de cette espèce n’a été lancé que l’année dernière. C’est un animal très rare, car il n’existe plus à l’état sauvage, on le trouve seulement dans les parcs et les réserves d’Afrique du Sud. Mais là-bas, il cohabite et s’hybride avec d’autres espèces, par exemple avec le gnou bleu. La population présente dans les jardins zoologiques, y compris le nôtre, a donc une grande importance, car elle permet de sauvegarder cette espèce rare. »
Libuše Veselá nous invite également à visiter les aquariums marins du zoo d’Olomouc, reconnu, au niveau international, par la culture de coraux, avant de nous présenter une autre espèce qui se porte particulièrement bien dans ce jardin zoologique :
« L’élevage de rennes polaires fait également la fierté de notre zoo. Il s’agit d’animaux très répandus. Comme il s’agit d’animaux domestiqués ou semi-domestiqués qui vivent en immenses troupeaux dans toute la zone polaire et subpolaire, on ne les considère pas comme des animaux rares. Toutefois, leur élevage dans des zoos en Europe centrale présente certaines difficultés qui ne sont pas évidentes de prime abord. Par exemple, dans notre zoo, nous avons mené des recherches afin d’optimiser leur alimentation. Les rennes passent généralement pour des animaux très peu exigeants au niveau de la nourriture, qui mangent juste de la mousse et d’autres plantes dans leur habitat naturel, mais c’est tout le contraire : les rennes ont besoin d’une quantité énorme de nourriture riche en protéines végétales, surtout au printemps et en été, pendant la période de gestation et d’élevage des petits. Au zoo d’Olomouc, nous sommes ravis d’avoir une troupe qui se porte très bien. Elle est composée d’une vingtaine d’individus de différents âges. Le fait que les rennes atteignent chez nous un âge très avancé pour cette espèce, soit environ 18-19 ans, est la preuve que nous en prenons bien soin. »
Et pour prolonger votre visite du zoo d’Olomouc, vous pouvez visiter le site de la carrière de grès Malá Lipová, située à une vingtaine de kilomètres en direction de la ville de Přerov, où le zoo a aménagé un observatoire du guêpier d’Europe (vlha pestrá), un oiseau migrateur très coloré dont la population est en déclin un peu partout sur le vieux Continent. Impliqué dans de nombreux programmes de préservation d’animaux, le zoo d’Olomouc consacre par ailleurs 2 couronnes de chaque billet d’entrée à la sauvegarde des espèces menacées.






