17 novembre : Andrej Babiš sifflé à l’Avenue nationale

Comme chaque année, les Tchèques sont très nombreux à se recueillir, ce lundi, devant le lieu commémoratif sur l’Avenue nationale (Národní třída) où s’est tenue, le 17 novembre 1989, la première des manifestations qui ont abouti à la chute du régime communiste dans le pays. Le probable futur Premier ministre et leader du mouvement ANO Andrej Babiš a été la premier représentant politique à y déposer une gerbe tôt dans la matinée.

Accompagné des vice-présidents d’ANO Alena Schillerová et Karel Havlíček, Andrej Babiš, qui négocie la formation d’un gouvernement avec deux partis d’extrême droite, SPD et les Automobilistes, a été sifflé par ces opposants. Certains d’entre eux ont crié « honte à vous » ou « StB », pour rappeler que l’homme homme politique populiste collaborerait, selon les documents d’archives, sur avec la police secrète communiste (StB).

Ce lundi, Andrej Babiš a déclaré aux journalistes que l’importance du 17 novembre réside dans le fait que le pays est devenu libre est démocratique. Depuis 36 ans, les Tchèques peuvent exprimer librement leur opinion, voyager ou gérer des entreprises, a rappelé le chef du mouvement ANO, soulignant que « nous devrions être reconnaissants à ceux qui ont contribué à ce changement à l’époque ».