Les juniors en finale du Mondial de hockey, Pavel Šulc double buteur en Ligue 1 : 2026 commence bien pour le sport tchèque
Avec notamment les Jeux olympiques d’hiver en février, événement traditionnellement très suivi du public tchèque, et la Coupe du monde de football, pour laquelle la Tchéquie tentera d’arracher sa qualification en mars, l’année 2026 s’annonce passionnante pour les amateurs de sport.
Et avec la qualification de la Reprezentace pour la finale du championnat du monde de hockey sur glace des moins de 20 ans, le nouveau doublé de Pavel Šulc avec Lyon contre Monaco en Ligue 1 de football, ou encore les excellentes performances d’Anna Fernstädt en Coupe du monde de skeleton, elle a également démarré sur les chapeaux de roue pour le sport tchèque.
L’équipe nationale des moins de 20 ans qualifiée pour la finale du championnat du monde de hockey sur glace après sa victoire (6-4) contre le Canada en demi-finale dimanche ; Anna Fernstädt(ová) troisième de l’étape de Coupe du monde de skeleton à Winterberg (Allemagne) vendredi dernier, à un mois de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver ; ou encore, en football, Pavel Šulc auteur de deux buts et grand artisan de la victoire de l’Olympique lyonnais à Monaco samedi en Ligue 1, une performance qui, dimanche matin, a valu à l’ancien attaquant du Viktoria Plzeň d’avoir droit aux honneurs de la une du quotidien L’Équipe sous le titre « Le Tchèque cadeau ».
C’est décidément sous de bons auspices que l’année 2026 a commencé pour le sport tchèque. Une année qui, à l’échelle de la Tchéquie, des championnats du monde de patinage artistique à Prague en mars (du 23 au 29) aux championnats d’Europe féminins de volley-ball et de handball à Brno, respectivement en août-septembre (du 21 au 2) puis en décembre (du 4 au 8), sera également marquée par l’organisation ou la co-organisation de plusieurs compétitions internationales de prestige.
Hockey : 25 ans après, un nouveau titre mondial pour les U20 tchèques ?
Mais en attendant ces différents grands rendez-vous, le principal événement en ces premiers jours de janvier est donc la qualification des juniors tchèques aux dépens du Canada pour la finale du Mondial de hockey sur glace. Déjà sur le podium mais jamais sur la plus haute marche lors des trois éditions précédentes, la Reprezentace aura ainsi une nouvelle occasion, ce lundi soir à Minneapolis (États-Unis), de décrocher son premier titre dans cette catégorie d’âge des U20 depuis vingt-cinq ans et le doublé historique réalisé en 2000 et 2001, à une époque où le hockey tchèque, y compris chez les seniors, régnait sur le monde.
Alors que le score était encore de 4-4 à l’avant-dernière minute du troisième tiers-temps, c’est l’attaquant Tomáš Poletín qui a fait basculer le sort de cette demi-finale et envoyé la Tchéquie en finale en déviant du patin un palet qui trainaît devant la cage canadienne. À l’issue du match, c’est toutefois d’abord la performance collective de son équipe que l’entraîneur tchèque Patrik Augusta a tenu à mettre en avant :
« Cela a été un match fantastique ! Nous allons savourer le temps de quelques heures, mais dès demain (ce lundi soir), c’est le match le plus important de tous qui nous attend. Je suis très fier de ce que les garçons ont réalisé jusqu’à maintenant. Je sais que l’on parle de plus en plus des individualités et de leurs statistiques dans le hockey moderne, et de l’importance pour les jeunes joueurs de se montrer dans ce type de tournoi pour la suite de leur carrière, mais le hockey reste avant tout un sport collectif et cette qualification pour la finale est d’abord le résultat d’un travail d’équipe. C’est grâce à leur talent, bien sûr, mais aussi grâce à leur état d’esprit que les joueurs ont gagné aujourd’hui. Néanmoins, cela ne reste qu’une étape sur le chemin de notre rêve et bien évidemment nous donnerons le maximum en finale pour y parvenir. »
Une finale où la Tchéquie affrontera la Suède, après que celle-ci, à l’issue de la séance de tirs au but (4-3), est difficilement venue à bout de la Finlande dans l’autre demi-finale.
Skeleton : Anna Fernstädt, un des principaux espoirs de médailles tchèques aux JO d’hiver
Déjà deuxième à Sigulda (Lettonie) en décembre dernier, Anna Fernstädt (Fernstädtová, en tchèque) a signé une nouvelle performance de choix en Coupe du monde de skeleton en terminant troisième de l’épreuve disputée cette fois en Allemagne, à Winterberg, vendredi dernier. Il s’agit là du sixième podium de sa carrière en Coupe du monde, alors que la Tchèque de 29 ans, ancienne triple championne du monde chez les juniors et médaillée de bronze en individuel chez les seniors la saison dernière, figure à la quatrième place du classement général provisoire de la compétition pour la saison en cours.
Surtout, à un peu plus d’un mois des Jeux olympiques d’hiver, la Pragoise d’origine, qui doit son nom de famille à un père allemand et qui a représenté l’Allemagne jusqu’en 2018, a confirmé qu’elle compterait, avec notamment la snowboardeuse et skieuse alpine Ester Ledecká ou encore Metoděj Jílek, nouvel enfant prodige du patinage de vitesse, parmi les quelques espoirs de médailles tchèques à Milan et à Cortina d’Ampezzo en février prochain. Un événement sur lequel nous reviendrons plus en détail prochainement.
Foot : de nouveau buteur avec Lyon, Pavel Šulc à la conquête de la Ligue 1
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Franchement, qui aurait cru, en août dernier, quand Pavel Šulc a quitté le Viktoria Plzeň pour rejoindre un Olympique lyonnais alors en plein marasme financier, que le milieu offensif (ou attaquant) tchèque, moins de cinq mois plus tard, serait le meilleur buteur de son équipe et le quatrième de la Ligue 1 ? Ou encore imaginé que son adaptation à un nouveau championnat et à un nouveau mode de vie en France serait une telle réussite ?
En inscrivant un nouveau doublé contre Monaco samedi, son troisième déjà depuis le début de la saison, celui qui a été élu meilleur joueur tchèque de la saison 2024-2025 a pourtant déjà porté à huit le nombre de ses réalisations. Un total auquel il convient également d’ajouter deux passes décisives en Ligue 1, un but et trois autres passes décisives en Ligue Europa ou encore deux buts en Coupe de France. Le tout en ayant démarré sur le banc des remplaçants près de la moitié des vingt-trois rencontres qu’il a jusqu’à présent disputées sous le maillot de l’ancien septuple champion de France.
C’est un fait indéniable : inconnu encore l’été dernier de tous ceux qui ne suivent pas régulièrement le championnat tchèque (et c’est une grave erreur, bien évidemment...), Pavel Šulc, très apprécié également pour son infatigale activité - y compris défensive - sur tout le front de l’attaque lyonnaise, est l’une des princiaples révélations de la première moitié de saison en Ligue 1. Et la dernière victoire (3-1) à Monaco, donc, qui a permis à Lyon de terminer la phase aller du championnat à la 5e place, a confirmé ses excellentes dispositions.
En attendant les grands débuts du jeune espoir brésilien Endrick (19 ans), arrivé sur les bords du Rhône en provenance du Real Madrid pendant le mercato hivernal, Corentin Tolisso, l’expérimenté capitaine de l’OL, s’est félicité des deux nouveaux buts décisifs inscrits samedi par son coéquiper tchèque. Sur le site Internet du club, l’ancien international français s’est même montré particulièrement élogieux à l’égard d’un Šulc dont les commentateurs français apprennent encore à prononcer correctement le nom :
« Franchement, que ce soit Pavel ou Endrick, peu importe, j’espère qu’ils mettront tous les deux beaucoup de buts. Moi, je suis là pour les épauler, mais marquer, même si j’aime bien ça, n’est pas mon rôle principal. Il faut que les attaquants soient en pleine confiance. Je suis très content que Pavel ait pu mettre ces deux buts, c’est mérité pour lui, et s’il peut finir (la saison) avec 25 ou 30 buts, pff... Ce sera un grand plaisir ! »
Et si Pavel Šulc pouvait avoir la même réussite sous le maillot de l’équipe de Tchéquie que sur les pelouses françaises lors des barrages qualificatifs pour la Coupe du monde en mars prochain (d’abord contre l’Irlande à Prague, puis, en cas de victoire, contre le vainqueur du match entre le Danemark et la Macédoine du Nord), nul doute qu’il aurait alors de fortes chances, l’été prochain, de conserver son trophée de meilleur joueur tchèque actuel...

