A son tour, le président tchèque critique la proposition de loi sur l’encadrement des ONG
Le président tchèque Petr Pavel estime que la proposition de loi visant à enregistrer les personnes ou les ONG ayant des liens avec l’étranger pourrait constituer une menace pour la démocratie. Selon lui, le texte est trop vague et pourrait s’appliquer à un très large éventail d’acteurs, avec des critères laissés à l’appréciation des autorités. Petr Pavel a annoncé vouloir examiner le texte en détail, jugeant qu’il pourrait représenter « un pas important vers une restriction des libertés démocratiques ».
Très contesté, le projet est accusé par ses détracteurs de s’inspirer de la législation russe sur les « agents étrangers ». Cette proposition de loi a été préparée par des personnalités considérées comme proches de la sphère pro-russe et de désinformation, comme c’est le cas de la conseillère « pour la liberté d’expression » du Premier ministre Andrej Babiš (ANO).