Selon les services de renseignement, la guerre cognitive en ligne est la menace invisible qui cible les démocraties

Le chef du renseignement tchèque (BIS), Michal Koudelka, estime que la phase la plus décisive de l’affrontement entre régimes autoritaires et démocraties se joue désormais en ligne. Il décrit une véritable « guerre cognitive », allant au-delà de la désinformation, où des acteurs étatiques exploitent les outils numériques, et bientôt l’IA, pour influencer en profondeur les opinions et comportements.

Ce combat se déroule surtout sur les réseaux sociaux, particulièrement auprès des jeunes. Les mécanismes algorithmiques, combinés à la recherche de validation (likes, attention), favorisent l’enfermement dans des bulles de contenu, augmentant les risques de manipulation, de radicalisation et de dérives comme le cyberharcèlement.

Michal Koudelka met en garde contre la rapidité de ces processus : certains individus peuvent être radicalisés en quelques semaines seulement, sans contact direct avec des groupes extrémistes. Ces techniques, utilisées aussi par des Etats hostiles, visent à fragiliser les sociétés démocratiques en exploitant les vulnérabilités des individus et en accentuant les divisions.

Auteur: Anna Kubišta