Contre-espionnage : le chef du BIS alerte sur une crise historique de l’unité au sein de l’OTAN
Le directeur du service de contre-espionnage tchèque (BIS), Michal Koudelka, a averti lors d’une conférence sur la sécurité à la Chambre des députés que l’OTAN traversait « peut-être la plus grande épreuve de son unité et de sa cohésion ». Il a estimé que les divergences apparues entre les alliés après le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran ont envoyé un signal négatif sur la solidarité au sein de l’Alliance atlantique.
Le chef du BIS a également renouvelé ses mises en garde contre la Russie, affirmant que Moscou « ne comprend que le langage de la force ». Il a salué en parallèle la hausse du soutien du grand public au fait que la Tchéquie appartienne à l’OTAN, désormais à un niveau historiquement élevé dans le pays.
Michal Koudelka a par ailleurs souligné que peu d’Etats osaient arrêter des personnes soupçonnées d’espionnage pour le compte de la Chine, malgré l’ampleur des activités de renseignement chinoises en Europe. Selon lui, les démocraties occidentales doivent renforcer leur coopération face aux menaces hybrides et aux opérations d’influence étrangères. En janvier dernier, une personne soupçonnée d’agir pour les services de renseignement chinois avait justement été arrêtée par les agents du BIS.