En Tchéquie aussi, l’âge est une discrimation importante sur le marché du travail

En République tchèque aussi, qui sur le long terme possède un taux de chômage parmi les plus faibles en Europe, l’âge constitue l’une des principales discrimations sur le marché du travail, comme le confirme un rapport rédigé par des chercherurs de l’Université Masaryk à Brno en coopération avec le Défenseur-adjoint des droits et publié ce jeudi.

Selon cette étude, les chances de trouver un emploi diminuent dès l’âge de 40 ans. Moins d’un tiers des hommes âgés de 40 à 55 ans qui recherchent un emploi via la base de données de l’Agence nationale pour l’emploi (« Úřad práce » – « Bureau du travail », littérallement) peuvent espérer obtenir une réponse positive de la part d’un employeur.

Les conclusions concernant l’influence de l’âge sur le marché du travail s’appuient sur « l’expérience » de 4 280 candidats fictifs, soit le nombre de réponses que les chercheurs ont envoyées en réponse aux offres publiées par l’Agence pour l’emploi. Alors que chacun des CV envoyés répondait aux exigences formulées pour le poste proposé, une réponse positive n’a été reçue que dans une minorité de cas.

« La discrimination à l’égard des personnes en âge de préretraite est un problème bien connu, confirmé par de nombreuses études menées dans différents pays européens. Mais cette étude montre que cette discrimination liée commence bien plus tôt, dès les 40 ans. Chaque année supplémentaire réduit en moyenne de 0,3 point de pourcentage les chances d’obtenir une réponse positive de la part d’un employeur », ràsume Štěpán Mikula, de l’Université Masaryk.