Financement de l’audiovisuel public : Andrej Babiš évoque un réglement volontaire de la redevance
Suite à la manifestation qui s’est tenue sur la place de la Vieille Ville à Prague et qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes, dimanche après-midi, Andrej Babiš s’est exprimé, ce lundi matin, sur le projet d’amendement à la loi sur le financement des médias de service public. Le texte, qui a été adopté en première lecture par la Chambre des députés samedi matin, prévoit notamment la suppression de la redevance audiovisuelle et le financement de la Télévision tchèque et de la Radio tchèque via le budget de l’État. Le Premier ministre a déclaré que s’il respecte le droit des Tchèques ainsi que des employés des deux médias à manifester et à exprimer leur mécontentement, son cabinet n’avait toutefois pas l’intention de retirer le projet de loi.
Le chef du gouvernement a également affirmé qu’il disposait d’informations selon lesquelles la question de la suppression de la redevance serait « exploitée » dans le cadre de la prochaine et traditionnelle commémoration des évémements du 17 novembre, date qui marque le début de la révolution qui, en 1989, a abouti à la chute du régime communiste dans l’ancienne Tchécoslovaquie. Andrej Babiš a néanmoins indiqué que la version du texte de loi fera encore l’objet de discussions et que lors de son exemen en deuxième lecture par les députés, il entendait proposer que la redevance fasse nouvellement l’objet d’un réglement sur une base volontaire. Autrement dit, seuls ceux qui le souhaitent s’acquitteraient de cette contribution à l’audiovisuel public.