Finances publiques : le Conseil de l’UE a approuvé le plan budgétaire et structurel de la Tchéquie
Le Conseil de l’Union européenne a entériné le programme budgétaire et structurel à moyen terme de la République tchèque pour la période 2027 et 2030, comme s’en est félicitée la ministre des Finances, Alena Schillerová, vendredi à Luxembourg. Celle-ci a qualifié ce plan d’« ambitieux » et a assuré que le gouvernement, tout en étant conscient de la difficulté de la tâche, était prêt à le respecter. Pour cela, il prévoit de recourir à la clause dérogatoire européenne, qui permet aux différents États membres de s’écarter temporairement des exigences budgétaires, pour augmenter leurs dépenses de défense ; concrètement d’un montant de quelque 70 milliards de couronnes pour la République tchèque en 2027.
Dans le cadre de ce plan, Prague s’est donc engagé à réduire progressivement le déficit de ses finances publiques d’ici la fin de la décennie. Concrètement, de 2,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027 à 1,2 % en 2030. Le cabinet, qui a toutefois présenté pour l’année prochaine un projet de budget de l’État avec le deuxième déficit le plus élevé de l’histoire du pays depuis la partition de la Tchécoslovaquie (386 milliards de couronnes, soit environ 15,8 milliards d’euros) entend parvenir à remplir cet objectif en freinant la croissance des dépenses, en augmentant les recettes, en améliorant le recouvrement des impôts et en limitant l’économie souterraine.
Toutefois, le Conseil national budgétaire juge peu crédible la trajectoire de réduction du déficit envisagée. Selon ses calculs, en faisant abstraction de la flexibilité offerte par la clause dérogatoire européenne pour les dépenses de défense, le déficit des administrations publiques dépasserait 3,5 % du PIB en 2027.