Infos du jour
Le chef de la diplomatie tchèque à Jérusalem
En visite en Israël pour trois jours, le ministre des Affaires étrangères tchèque Lubomír Zaorálek a affirmé que la République tchèque n'envisageait pas de changer de politique vis-à-vis du Proche-Orient. Loin de remettre en cause l'offensive israëlienne de l'été dernier contre Gaza qui a causé la mort d'environ 1600 civils palestiniens, le social-démocrate a au contraire rappelé que Prague "soutenait pleinement le droit de l'Etat hébreux à l'autodéfense". Devant le conseil israëlien pour les relations avec l'étranger, le chef de la diplomatie tchèque a également donné un mauvais point à la Suède, pays qui a reconnu récemment l'Etat de Palestine, car "cela n'aiderait pas résoudre la situation au Proche-Orient". Cela n'empêche pas Lubomír Zaorálek de soutenir une solution à deux Etats, "Israël et la Palestine coexistant pacifiquement". Le ministre a toutefois estimé que la poursuite de la colonisation dans les territoires occupés constituait un frein au processus de paix. La République tchèque est considérée comme un des alliés les plus fidèles d’Israël en Europe. Elle a été le seul pays de l'UE à ne pas soutenir la candidature de la Palestine au statut d'Etat observateur à l’ONU.
Une cinquantaine de Tchèques d’Ukraine supplémentaires ont fait une demande de rapatriement
Le ministre de l’Intérieur, Milan Chovanec, a indiqué, ce mercredi, que de nouvelles demandes de rapatriement en République tchèque avaient été déposées par cinquante Tchèques d’origine vivant en Ukraine. Cette liste s’ajoute à celle des 232 personnes ayant déjà fait une demande afin de favoriser leur retour en République tchèque sous prétexte que leur sécurité est menacée en raison de l’évolution de la situation en Ukraine. Ces demandes, qui divisent les autorités tchèques, sont évaluées par un groupe travail composé de représentants des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères.
Pour Václav Klaus, la crise ukrainienne est la conséquence d’une transformation postcommuniste ratée
L’ancien président tchèque Václav Klaus estime qu’expliquer la crise ukrainienne actuelle comme une conséquence d’une agression extérieure est une erreur et un non-sens. Selon le prédécesseur de Miloš Zeman au Château de Prague entre 2003 et 2013, l’Ukraine a échoué dans « la réalisation d’une transformation postcommuniste efficace ». Václav Klaus a été interrogé, ce mercredi, par l’agence de presse tchèque ČTK. L’ancien chef de l’Etat a expliqué qu’il tiendrait les mêmes propos lundi prochain à Londres, lors d’une audience à laquelle il a été invité par la commission en charge des affaires étrangères de la Chambre des Lords. Cette audience aura pour thème la situation en Ukraine et les relations entre l’Union européenne et la Russie. « Ce que je dirai ne se rapprochera en rien de l’incroyable propagande de manipulation qui prédomine dans les médias internationaux et malheureusement aussi dans les médias tchèques. Je vais donc exprimer une position plus rationnelle », a prévenu Václav Klaus.
Les députés discutent du voyage à Moscou du communiste Vojtěch Filip
Les députés veulent discuter ce mercredi du voyage à Moscou de leur collègue Vojtěch Filip, président du parti communiste. Celui-ci a ainsi répondu positivement à l'invitation de Sergei Vladimirovich Zheleznyak, le vice-président de la Douma d'État de la Fédération de Russie, lequel est visé par les sanctions de l'UE et des Etats-Unis et notamment par un gel de ses avoirs et un interdit de visa. Vice-président du parti conservateur TOP 09, Miroslav Kalousek, très critique à l'égard de la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne, est à l'origine de la discussion à la Chambre basse du Parlement. Selon lui, Vojtěch Filip aurait reçu un accord non valide pour réaliser ce voyage. Le communiste a déclaré pour sa part qu'il entendait en Russie "défendre 2000 à 3000 emplois et demander à Moscou de maintenir ses subventions à certaines entreprises tchèques".
Bohuslav Sobotka promet une croissance de 2,5% en 2015
L’économie tchèque devrait connaître une croissance d’environ 2,5% en 2015, et ce malgré le ralentissement de la croissance dans la zone euro. C’est ce qu’a assuré, ce mercredi, le Premier ministre Bohuslav Sobotka dans un entretien accordé à l’agence de presse Reuters. Selon lui, la demande intérieure devrait permettre cette dynamique positive. Inversement, de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie de la part de l’Union européenne et la faible croissance dans ou la stagnation dans la zone euro sont les facteurs extérieurs qui menacent l’économie tchèque. « En aucun cas l’optimisme relatif à la croissance de l’économie tchèque l’année prochaine ne devrait nous quitter », a affirmé le chef du gouvernement, qui prévoit donc pour 2015 une croissance d’au moins 2,5% sensiblement identique à celle de cette année. Mardi, la Commission européenne a fait savoir qu’elle prévoyait des taux de croissance du PIB tchèque de l’ordre de 2,7% pour 2015 et 2016.
Industrie minière : les ministres des Finances et de l’Industrie pas d’accord sur l’augmentation de la taxe d’exploitation du charbon
Les ministres des Finances et de l’Industrie n’ont pas trouvé d’accord, ce mercredi, concernant le montant de l’augmentation de la taxe sur l’extraction et l’exploitation du charbon. Le ministre des Finances, Andrej Babiš, entend encore discuter avec les entreprises et les représentants syndicaux. Le ministre de l’Industrie, Jan Mládek, estime qu’une augmentation supérieure au double du montant actuel de la taxe nuirait fortement à l’industrie minière, tandis que le ministre des Finances espérait inititalement une multiplication par dix. Actuellement, les sociétés minières reversent à l’Etat 1,5% du prix du marché du charbon. « Les sociétés exercent une pression à travers les organisations syndicales, mais je pense qu’elles ont de bons résultats et qu’il n’y a pas de raison de licencier les gens. Ce sont des pressions et intimidations qui n’ont pas de fondement concret. Le charbon appartient à l’Etat et l’Etat ne reçoit pas suffisamment en échange », a expliqué Andrej Babiš pour justifier sa position.
Prague candidate pour accueillir le nouveau siège de l'UNICEF
Prague est dans le dernier cercle des villes candidates à accueillir le nouveau siège international de l'UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l'enfance. Lundi, des représentants de l'organisation de défense des droits des enfants étaient dans la capitale tchèque pour discuter cette possibilité avec la direction des ministères tchèques des Finances et des Affaires étrangères. L'UNICEF, dont les quartiers généraux se trouvent actuellement à New-York souhaite déménager. En plus de Prague, trois autres villes sont pressenties : Budapest, Nairobi et Kuala Lumpur. La directrice de la branche tchèque de l'UNICEF, Pavla Gomba, a déclaré que la décision finale concernant l'implantation de ce nouveau siège devrait être connue au début du mois de décembre.
Le ministre tchèque des Finances Andrej Babiš est le Slovaque le plus fortuné
Le ministre tchèque des Finances, Andrej Babiš, reste le Slovaque le plus fortuné, selon le magazine économique américain Forbes. Propriétaire du groupe agro-alimentaire Agrofert et leader du mouvement politique ANO, une des deux principales formations de l’actuelle coalition gouvernementale, Andrej Babiš dispose, selon l’édition slovaque de Forbes, des biens d’une valeur de 2,04 milliards d’euros. L’année dernière, où il était déjà arrivé en tête, sa fortune avait été estimée à 1,54 milliard. Né à Bratislava, Andrej Babiš dispose également de la citoyenneté tchèque. En République tchèque, il est également le deuxième homme le plus riche derrière l’homme d’affaires Petr Kellner.
Littérature : le Prix Josef Škvorecký décerné à Martin Reiner ; Lucie Tučková finaliste avec son livre consacré à Suzanne Renaud
Le Prix 2014 Josef Škvorecký, du nom du célèbre écrivain et éditeur tchèque, a été remis ce mercredi à Martin Reiner, récompensé pour son roman biographique intitulé « Básník » (Le Poète), livre consacré à la vie d’Ivan Blatný, poète qui a exilé à Londres après le putsch communiste en Tchécoslovaquie en 1948. Décerné pour la première fois en 2007, le prix de la haute école privée Josef Škvorecký est attribué à un auteur tchèque dont le roman a paru dans le courant de l’année écoulée. A noter que parmi les cinq autres finalistes de cette édition 2014 figurait également Lucie Tučková avec sa biographie « Suzanne Renaud, Petrkov 13 » consacrée à la poétesse française qui a passé une grande partie de sa vie en Tchécoslovaque aux côtés de son mari Bohuslav Reynek.
Foot – Euro 2016 – Eliminatoires : Čech, Rosický et Plašil appelés pour le match au sommet contre l’Islande
Le sélectionneur de l’équipe de République tchèque de football n’a procédé qu’à très peu de changements dans le groupe des vingt-deux joueurs convoqués pour le match contre l’Islande, le 15 novembre prochain à Plzeň, comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2016. Malgré leur statut de remplaçant à Chelsea et à Arsenal, le gardien Petr Čech et le meneur de jeu et capitaine Tomáš Rosický ont bien été appelés, tout comme le Bordelais Jaroslav Plašil. Auteures d’un sans-faute en remportant toutes deux leurs trois premiers matchs, et notamment de celui contre les Pays-Bas, la République tchèque et l’Islande figurent en tête du groupe A à égalité avec neuf points.
Météo
C’est un ciel caractéristique de novembre, gris, bas et pluvieux, qui règne sur l’ensemble de la République tchèque ce jeudi, jour de la fête des Liběna. Les températures sont en baisse, notamment dans la moitié ouest, et varient entre 9° C à Karlovy Vary et 19° C à Ostrava, dans la pointe est du pays.




