Journée contre la guerre en Irak

Manifestation contre la guerre en Irak à Prague, photo: CTK

Alors que les manifestations contre la guerre en Irak on fait descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues, en République tchèque, les opposants à la guerre étaient beaucoup moins nombreux.

Manifestation contre la guerre en Irak à Prague,  photo: CTK
Les manifestations ont eu lieu à l'occasion de la Journée européenne contre la guerre en Irak, décrétée l'année dernière à Florence par le Forum social. En Tchéquie, plusieurs rassemblements ont eu lieu, les deux plus importants à Prague. La manifestation organisée par l'Initiative contre la guerre et certains étrangers, principalement des Américains vivant à Prague, a attiré dans les 400 personnes seulement. Il faut dire que le temps n'était pas tellement à manifester, car il faisait très froid. Sur la place Palach, au bord de la Vltava, il y avait des manifestants de tous bords : chrétiens, pacifistes, anarchistes. Dans le quotidien économique, Hospodarske noviny, Vera Machova, ancienne enseignante du secondaire, explique : « J'aurais honte de ne pas venir exprimer mon refus de la guerre, car la guerre est quelque chose de bestial ». Les orateurs ne ménagent pas les Etats-Unis. Ils appelle au boycottage des produits américains : plus de Coca ou de Pepsi, pas de McDonald et de KFC... La manifestation se termine, dans le calme, devant l'ambassade américaine,
Manifestation contre la guerre en Irak à Prague,  photo: CTK
sur l'autre rive de la Vltava. La manifestation organisée par les communistes, sur la place Venceslas, a attiré plus de monde : dans les mille participants, en majeure partie des personnes âgées, à la différence de la première manifestation. Le rassemblement des communistes ou sympathisants est moins coloré, les slogans plus durs. Le principal orateur, président du parti communiste, Miroslav Grebenicek fustigent, comme à l'accoutumée, les Etats-Unis et les manifestants se dirigent vers l'ambassade américaine, aussi. Fin de la manifestation, sur les tons de l'Internationale. Des manifestations moins importantes ont eu lieu, aussi, dans les villes moraves de Brno et Ostrava. Et pourquoi seulement dans les 2000 Tchèques ont manifesté contre la guerre en Irak, alors que les sondages révèlent que les deux tiers de la population sont contre ? Selon le sociologue, Jan Spousta, les Tchèques ne se sont pas habitués, encore, à réagir à ce qui se passe en dehors du pays. Pour qu'ils descendent en masse dans les rues, il faut qu'ils aient le sentiment que cela les concerne directement. Comme par exemple, lors de la crise de la télévision, en 2000.