La situation s'est calmée autour de la chaîne de télévision Nova

Escudo de Nova

On pourrait dire que l'orage est passé, à la télévision Nova, la plus grosse chaîne privée tchèque. Cela ne veut pas dire qu'elle n'aurait que du beau temps devant elle.

Nova
Après six semaines d'âpres discussions visant à régler des différends compliqués, les propriétaires de la plus grosse chaîne de télévision privée en Tchéquie, Nova, sont arrivés à un accord. Bien que la structure financière de Nova soit des plus compliquées, on décerne deux principaux acteurs : le patron Jiri Smejc lié au directeur de la chaîne, Vladimir Zelezny, et le groupe financier PPF du miliardaire Petr Kellner. L'accord conclu concerne surtout les finances de Nova et des sociétés qui gravitent autour d'elle. Cet accord devrait calmer la situation, assurer les moyens financiers indispensables pour le règlement des créances et le bon fonctionnement de la chaîne. L'argent sera fourni par le groupe PPF. Cela veut dire que ce dernier ne sera plus connu seulement en tant que propriétaire de la Compagnie d'assurance tchèque, mais aussi comme le partenaire d'un empire médiatique.

Et Vladimir Zelezny, dans tout cela ? Plus de coup de tonnerre et éclairs au-dessus de sa tête. Tout est rentré dans le calme. Vladimir Zelezny reste directeur général de Nova, il pourra donc continuer à souhaiter un « Bon appetit » aux téléspectateurs de Nova, le samedi, à midi. Les observateurs font, pourtant, remarquer que cela ne durera, peut-être, pas longtemps. En effet, les priopriétaires ne cachent pas que leur objectif est, après un assainissement sérieux des finances de la chaîne, de la vendre à un investisseur stratégique étranger. Celui qu'on considère comme le fondateur de l'empire Nova, Vladimir Zelezny, pourrait bien connaître le même sort que son avocat, Ales Rozehnal, qui s'est retourné contre lui et a déclenché la bataille pour la chaîne Nova, mais qui semble avoir été le grand perdant de l'affaire. Vladimir Zelezny, pourraît être, comme lui déclaré hors-jeu...