L'année de la musique tchèque 2004 - partie inséparabale de la culture européenne

Le concert de la Philharmonie tchèque, dans la salle Dvorak du Rodolphinum, photo: CTK

Antonin Dvorak, Leos Janacek, Bedrich Smetana, Otakar Ostrcil, Jan Klusak, Petr Eben. On pourrait ajouter des dizaines d'autres grands noms de la musique classique tchèque à ceux dont les anniversaires tombent cette année. Le projet « La musique tchèque 2004 - partie inséparable de la culture européenne », lancé à cette occasion, a un grand retentissement dans la presse de cette semaine. L'événement a été ouvert, en beauté et en solennité, ce mercredi soir, par un concert donné par la Philharmonie tchèque, dans la salle Dvorak du Rodolphinum de Prague.

Le concert de la Philharmonie tchèque,  dans la salle Dvorak du Rodolphinum,  photo: CTK
« Le but de la contribution de l'Etat à l'Année de la musique tchèque 2004 est simple. Il s'agit de soutenir les festivités à l'occasion d'importants anniversaires musicaux de cette année et, dans le même temps, de saisir l'occasion de l'entrée du pays à l'Union européenne pour mettre en relief l'importance et la richesse de la culture tchèque ou, si vous voulez, de la musique tchèque, dans le contexte international ».

Pavel Dostal, ministre de la Culture, tient à souligner que le département, dont il est chargé, n'intervient nullement dans la structure, dans la programmation ou le contenu des festivités à l'honneur de la musique tchèque. Son aide se fait uniquement sous forme de subventions, car, selon ses propres paroles, la liberté de la création artistique est de rigueur. A souligner aussi que, à la différence des manifestations analogues organisées sous le communisme, celle qui vient de démarrer aura un caractère purement apolitique.

Pavel Dostal,  ministre de la Culture,  le Président Klaus et  le flûtiste Jiri Stivin,  photo: CTK
Près de 700 manifestations s'inscrivent dans le projet : concerts, opéras, expositions. Même si, au cours de l'Année de la musique tchèque, une place prioritaire sera réservée à la musique classique, d'autres genres n'y manqueront pas non plus. Un concert sera donné, par exemple, à l'occasion du 10ème anniversaire de la mort de Karel Kryl, chanteur qui a séduit toute une génération par ses chansons amères et mélancoliques liées à l'occupation de la Tchécoslovaquie par l'armée soviétique, après l'écrasement du fameux Printemps de Prague 1968.

Le jazz sera également à l'affiche de l'Année de la musique tchèque 2004. L'un de ses patrons, le flûtiste Jiri Stivin, estime toutefois qu'il ne le sera pas assez. Pour lui, le jazz se porte fort bien en Tchéquie et la liste de jazzmen qui mériteraient d'être présentés dans le cadre de cette manifestation est très longue.

« Les jazz-clubs, par exemple, sont une spécificité tchèque ou, plutôt, pragoise, qui n'a pas de précédent à l'échelle mondiale. On peut trouver à Prague au moins cinq clubs de jazz qui sont ouverts chaque jour, y compris le dimanche. Les étrangers qui viennent dans la capitale tchèque veulent écouter du jazz. C'est donc une chose qui propage très bien la culture tchèque et je pense qu'on n'en tient pas suffisamment compte, dans le projet concerné... »