L'avenir de la présence tchèque en Irak

Soldats du 7e hôpital de campagne de l'Armée tchèque à Bassora

Ces jours-ci, les députés tchèques examinent l'avenir de la présence militaire tchèque en Irak, car le mandat actuel se termine à la fin de cette année.

Soldats du 7e hôpital de campagne de l'Armée tchèque à Bassora
A la fin du mois d'octobre, le gouvernement tchèque a adopté une résolution, selon laquelle, le contingent tchèque, sur la base d'un mandat valable du 1er janvier au 31 décembre 2004, compterait seulement 150 membres. Il devrait s'agir de policiers militaires, qui seraient intégrés à la structure de la division britannique internationale Sud-Est. Selon le porte-parole du ministère de la Défense, Ladislav Sticha, le nombre des policiers est fixé pour toute l'année. Cela veut dire qu'il n'y aura qu'environ 80 policiers en Irak du sud, d'une manière stable. Leur tâche sera surtout de former les policiers irakiens, mais ils pourront aussi mener des enquêtes ou rechercher des armes ou de la drogue. D'un autre côté, le 7e hôpital de campagne de l'Armée tchèque termine, lui aussi, sa mission à Bassora. Pourquoi ? L'état-major indique qu'il ne dispose pas d'un nombre suffisant de spécialistes qui pourraient remplir une si longue mission à l'étranger. En plus de cela, les services hospitaliers irakiens suffisent grandement dans la région.

Il semble que les députés tchèques ne seront pas du tout contre la prolongation de la mission militaire tchèque en Irak, comme l'assure Vladimir Lastuvka, chef de la Commission étrangère : « On peut le dire en une phrase : nous sommes persuadés que dans la situation politique et de sécurité actuelle, la Tchéquie ne devrait pas quitter l'Irak. Les moyens dépensés seraient perdus, et ce serait une grave erreur ». La Chambre des députés pourrait, pourtant, adopter certains changements, par exemple dans la « rotation ». Les séjours des soldats devraient être plus courts, en raison des conditions climatiques, mais aussi psychologiques : trois mois au lieu de six. La patronne de la mission civile en Irak, Janina Hrebickova, devrait quitter aussi l'Irak, au bout de huit mois. Elle a réussi à introduire les experts tchèques dans le pays, à les faire respecter, et elle a créé les contacts personnels indispensables pour la présence des sociétés tchèques, lors de la reconstruction de l'Irak. Après onze années passées dans les régions de crise, de part le monde, Janina Hrebickova a décidé de prendre un peu de repos... bien gagné. Son remplaçant, qui devra développer les contacts, n'est pas encore connu.