Les Tchèques partent toujours pour le Proche Orient

Le ministère des Affaires étrangères a appelé les ressortissants tchèques à quitter les pays qui pourraient être dangereux, lors d'un conflit en Irak. Les agences de voyages continuent, pourtant, à offrir des voyages au Proche Orient.

Offrir des voyages dans les pays qui pourraient être touchés par une éventuelle guerre en Irak, ne veut pas dire que les agences de voyages ne se préparent pas à une telle éventualité. Elles assurent que les clients qui se trouveraient dans la zone dangereuse, par exemple en Egypte ou en Turquie, ne seraient menacés par aucun danger. Vera Kudynova, porte-parole d'une des plus grosses agences tchèques, Fischer, affirme : « Si la guerre éclate, nous enverrons immédiatement des avions pour rapatrier nos clients ». Actuellement, Fischer affrète quatre avions pour l'Egypte par semaine. Vera Kudynova ajoute : « Nous offrons aux clients qui devraient partir entre le 13 et le 20 mars un changement de destination gratuit ». Les autres agences de voyage ont adopté la même politique. Cedok, l'une des autres grosses agences tchèques, ne voit pas de problème dans le rapatriement de ses clients dans le cas d'une guerre en Irak. En effet, Cedok est actionnaire de la société de transport aérien, Travel Service. Alex Svoboda, de l'agence Alexi Tour, affirme que justement les mesures de sécurité renforcées en Egpte, une destination dans laquelle l'agence est spécialisée, rendent le séjour dans ce pays encore plus sûr. Exim Tour, spécialisé aussi dans les voyages au Proche Orient, assure que les clients ne courent aucun risque. L'agence est capable de les rapatrier rapidement si la guerre éclatait en Irak. Les clients peuvent aussi changer de destination, dans un délai de 10 jours, au lieu des 29 jours habituels. Les spécialistes du tourisme affirment que, jusqu'à maintenant, le risque de guerre n'a pas fait baisser la demande. Si le conflit éclatait, les premiers touchés seraient les transporteurs aériens.