La guerre en Irak : Contribution tchèque
La guerre en Irak fait toujours la une de l'actualité. En dehors des informations générales, il est certainement intéressant, aussi, de préciser la contribution tchèque, dans ce conflit.
L'Armée tchèque vient de décider de renforcer sa présence au Koweït. Dans ce pays, est basée l'unité de décontamination chimique tchéco-slovaque. Sa mission est de contrôler si des armes de destruction massive ne sont pas employées par le régime de Saddam Hussein. Cette unité ne pourrait intervenir en Irak ou dans d'autres pays de la région que dans le cas de l'emploi de ces armes. Jusqu'à maintenant, l'unité a surtout vécu les alertes aux bombardements, mais aussi deux fausses alertes, ce jeudi. Les spécialistes tchèques ont été alertés pour examiner une boule de matière étrange, brûlant de flammes bleues. Il s'est avéré qu'il s'agissait soit d'un météorite, soit des restes de déchets de l'espace. Seconde alerte, un missile irakien, abattu avant de tomber sur la capitale Koweït City, présentait les caractéristiques d'une charge biologique. Après examen, les spécialistes tchèques ont découvert qu'il était tombé dans une station d'épuration des eaux et portait donc des bactéries. En dépit de ce calme relatif, l'état-major de l'Armée tchèque est conscient du danger que court l'unité des « chimistes », comme on les appelle. Elle pourrait être la cible d'attaques des membres de la Garde républicaine irakienne, infiltrés au Koweït. Ils sont en civil, armés et ont déjà attaqué un convoi d'aide humanitaire. Pour cela, l'unité est protégée, depuis ce jeudi, par 24 hommes des forces spéciales de l'Armée tchèque, arrivés par avion de leur base de Prostejov.
A propos de masques à gaz tchèques inutilisables, et qui avaient été fournis au Koweït, on vient d'avoir une précision de l'ambassadrice tchèque à Koweït City, Jana Hybaskova. Il ne s'agit pas de masques défectueux, mais d'un modèle ancien. Les Koweïtiens ont commandé des masques à gaz modernes à une usine tchèque, mais la livraison a été retardée, entre autres parce que la commande est arrivée en retard. L'usine ne pouvait pas, non plus, fabriquer les masques en avance, car la commande n'était pas couverte par une lettre de crédit. L'envoi des masques d'un modèle plus ancien a eu lieu sur l'initiative de l'ambassadrice elle-même, en coopération avec le Corps des pompiers tchèques, quand la guerre a éclaté. Le nouveau modèle devrait être fourni au Koweït dans les plus brefs délais.




