Le chancelier allemand, Gerhard Schröder, à Prague.

Vladimir Spidla et Gerhard Schröder, photo: CTK

A la veille de sa visite officielle en Tchéquie, le chancelier allemand, Gerhard Schröder, a donné une interview exclusive au quotidien national tchèque, Mlada fronta Dnes. C'est la première interview du chef du gouvernement allemand depuis plus de dix ans.

Vladimir Spidla et Gerhard Schröder,  photo: CTK
A la veille de sa visite officielle en Tchéquie, le chancelier allemand, Gerhard Schröder, a donné une interview exclusive au quotidien national tchèque, Mlada fronta Dnes. C'est la première interview du chef du gouvernement allemand depuis plus de dix ans.

Comme les relations entre l'Allemagne et la Tchéquie ont été souvent ternies par le passé, le chancelier a tenu, surtout, à insister sur le fait que les Allemands et les Tchèques avaient fait une grande partie du parcours conduisant à la réconciliation et qu'ils se réjouissaient de se retrouver dans l'Europe unie. Rappelons qu'il y a un an, le chancelier Gerhard Schröder avait annulé, à la dernière minute, sa visite officielle en Tchéquie. Une décision prise à la suite de propos malheureux prononcés par le Premier ministre tchèque de l'époque, Milos Zeman, sur les Allemands des Sudètes. Pour le chef du gouvernement allemand, la question du transfert de ceux-ci a été définitivement réglée par la Déclaration tchéco-allemande de 1997. Le chancelier insiste, dans son interview, sur le fait que cette déclaration définit les relations tchéco-allemandes en tirant un trait sur le passé et qu'elles doivent être orientées vers l'avenir. Cette réalité a été, plusieurs fois, confirmée par les

Gerhard Schröder et Vaclav Klaus,  photo: CTK
représentants officiels tchèques : par Milos Zeman, en 1999, lors de sa visite à Bonn, quand il a déclaré que les Décrets du président Benes n'avaient plus aucune valeur et par l'actuel Premier ministre, Vladimir Spidla, lors d'un discours fondamental sur cette question, prononcé à Göttweig, au mois de juin de cette année. Gerhard Schröder insiste aussi sur l'avenir commun des Allemands et des Tchèques, au sein de l'Europe unie. Il ne faut pas oublier, non plus, que l'Allemagne est le premier partenaire commercial de la République tchèque. Après l'entrée de la Tchéquie dans l'Union européenne, les relations tchéco-allemandes devraient encore plus se développer.

Lors de sa rencontre avec le président de la République tchèque, Vaclav Klaus, le chancelier allemand, Gerhard Schröder, a déclaré : « Je suis ici pour confirmer que la Tchéquie et l'Allemagne ont toutes les raisons de se tourner vers l'avenir. Il faut dire que ce qui avait conduit à une certaine mésentente ou des opinions divergentes est relégué au passé, du fait aussi que ce pays entrera dans l'Union européenne l'année prochaine et du fait que nous sommes responsables de l'avenir de nos jeunes citoyens ».