Le gouvernement a survécu à la question de confiance
Ce vendredi, l'opposition, à la Chambre des députés, a posé la question de confiance au gouvernement de Vladimir Spidla. Sans résultat, ce dernier continue a diriger le pays.
« Je constate que la Chambre des députés n'a pas adopté le projet de résolution ». Quelle résolution ? Celle sur la question de confiance au gouvernement, posée par 98 députés, 58 députés de la plus forte formation de droite, le Parti civique démocrate, et 40 communistes. La majorité gouvernementale n'était pas tout à fait unie, car un député social-démocrate, Josef Hojdar, s'est abstenu. Le principal est que le gouvernement de Vladimir Spidla, un gouvernement de coalition formé par les sociaux-démocrates, les chrétiens-démocrates et les unionistes, continuera à gouverner la République tchèque. Il devrait donc, aussi, continuer dans sa réforme des finances publiques dont les onze projets de loi sont passés en troisième lecture. Cette réforme, jugée indispensable pour la Tchéquie membre de l'Union européenne en mai 2004, est très critiquée par l'opposition parlementaire tchèque, de droite et de gauche, par les syndicats et même par un revenant : l'ancien premier ministre social-démocrate, Milos Zeman. Après son fiasco, aux dernières présidentielles, l'ancien leader connu surtout pour ses extravagances et ses plaisanteries pas toujours du meilleur goût, a décidé de sortir de sa tanière du Plateau tchéco-morave où il s'est retiré. Il est intervenu à la tribune de la Conférence économique qui se tenait jeudi, sur l'Ile Sophie, au beau milieu du cours de la Vltava, la rivière qui traverse Prague. En face du prestigieux bâtiment du Théâtre national, Milos Zeman a tonné contre la réforme des finances publiques préconisée par son ancien dauphin au parti social-démocrate, Vladimir Spidla. Selon lui, la réforme n'en est pas une, mais seulement un petit paquet de mesures restrictives. Ces mesures vont à l'encontre des intérêts des citoyens, au lieu de tordre le cou aux grands lobbies, aux riches. Des déclarations qui ne sont pas nouvelles, contredites aussi par l'ancien ministre des Finances, Jiri Rusnok, à ce même forum.
D'ailleurs, les observateurs tchèques ou étrangers sont d'accord : la réforme des finances publiques tchèques est une nécessité. Elle devrait être même plus courageuse, à l'instar des pays voisins, membres ou futurs membres de l'Union européenne. La Tchéquie entre dans l'Union le 1er mai 2004 et devra bien se faire aux critères de celle-ci.




