Une éventuelle aide tchèque à la mission de l'ONU en Irak

Irak (Photo : CTK)

L'ONU vient de demander à plusieurs pays d'apporter leur aide, lors de sa mission de protection qui devrait avoir lieu au début de l'année prochaine, à l'occasion des premières élections libres en Irak.

Irak  (Photo : CTK)
L'ONU a rappelé son personnel, l'année dernière au mois d'août, après l'attentat qui avait fait 220 morts parmi ses employés. Le Secrétaire général de l'organisation, Kofi Annan, est, d'ailleurs, pessimiste en affirmant que l'ONU restera, malheureusement encore, la cible des attaques terroristes pendant longtemps, en Irak. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Jan Winkler, a été plus concret en ce qui concerne l'aide que la Tchéquie pourrait apporter à l'ONU : il s'agirait de la protection des représentants de l'organisation internationale, d'une contribution financière et de l'envoi de militaires tchèques dans le contingent international. Pour l'instant, après le retrait de l'hôpital militaire, des soldats de l'Armée tchèque qui l'accompagnaient, il ne reste que 18 policiers tchèques qui assurent la protection de la mission diplomatique. Jeudi dernier, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur ont discuté de la demande de l'ONU. Elle sera remise aux députés de la Commission étrangère de la Chambre. Le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, serait pour la participation de la Tchéquie à la mission de l'ONU en Irak...

« Je suis pour une réponse positive, car il s'agit d'une mission de l'ONU, c'est une contribution à la stabilité en Irak. Nous ne savons pas encore si cette mission aura lieu, car nous ne commençons encore qu'à examiner cette demande qui n'est pas tout à fait précise ».

En général, les députés ne devraient pas être contre la participation de la Tchéquie à une mission de l'ONU. Du côté de la principale formation de l'opposition, du Parti civique démocrate, on reste sceptique. Son député et vice-pésident, Petr Necas, affirme qu'il doute que l'Armée ait les moyens et les capacités nécessaires à l'envoi d'une telle mission. Le chef de la Commission de la sécurité à la Chambre, Jan Vidim, se montre réservé : « La Tchéquie, à mon goût, a de trop grandes ambitions et voudrait être partout ».