Cyclisme – Tour de France : Kreuziger dans les clous

Roman Kreuziger (à drite), photo: CTK

Après une semaine de course, neuf étapes et la traversée des Pyrénées, Roman Kreuziger le seul coureur tchèque en lice cette année, occupait la quatorzième place au classement général, avec 2’40’’ de retard sur le maillot jaune, l’Italien Rinaldo Nocentini.

Roman Kreuziger  (à drite),  photo: CTK
Bien que plutôt discret jusqu’ici, le seul coureur tchèque engagé cette année sur la Grande Boucle réalise un début de course conforme à ses attentes, même si les trois étapes dans les Pyrénées n’ont pas été de tout repos pour lui, comme il l’a concédé, dimanche, à l’arrivée de l’étape à Tarbes :

« Disons que je suis content que les Pyrénées soient derrière nous. Elles ne m’ont pas réussi l’année dernière et elles ne m’ont pas trop réussi cette année non plus, même si je n’ai finalement perdu qu’une minute vendredi dans la montée vers Andorre. Samedi et dimanche, je me suis déjà senti un peu mieux, je suis parvenu à rester dans le groupe des favoris. J’espère que ça ira encore mieux dans les Alpes, même si pour l’instant il me manque encore la faculté à changer de rythme. »

Rinaldo Nocentini,  photo: CTK
La trentaine de kilomètres d’ascension des cols d’Aspin et du Tourmalet constituait la grande difficulté de la neuvième étape, dimanche, qui reliait Saint-Gaudens à Tarbes. Un enchaînement que redoutait également Roman Kreuziger, pas très à l’aise déjà la saison dernière dans les Pyrénées et le Tourmalet, mais qu’il a finalement passé sans encombres :

« L’équipe du maillot jaune Nocentini s’est chargée d’assurer le rythme de l’ascension. Nous étions un groupe d’environ vingt-cinq coureurs au sommet et ce n’était pas un tempo trop difficile à suivre, il n’y a pas eu d’attaques. C’était beaucoup plus supportable que l’année dernière, où le rythme dans le Tourmalet avait été beaucoup plus élevé dès les premières pentes. »

A la sortie des Pyrénées et après la journée de repos, lundi, Roman Kreuziger possède donc un retard légèrement supérieur à 2’30’’ sur les principaux favoris Alberto Contador et Lance Armstrong. Une position légèrement en retrait qui permet au coureur de Liquigas de continuer à espérer faire mieux qu’en 2008 (12e à Paris) et terminer parmi les dix premiers, l’objectif qu’il s’est fixé avant le départ du Tour à Monaco.