Pavel Nedvěd a fait ses adieux de joueur à la Juve
Un des plus grands joueurs de l’histoire du football tchèque a mis un terme à sa carrière, dimanche. Au Stade olympique de Turin, Pavel Nedvěd a disputé son dernier match sous le maillot de la Juventus. A 36 ans, et après treize saisons passées en Série A italienne, dont huit dans le club bianconero, le Ballon d’or 2003 a estimé que le bon moment était enfin venu.
Cette fin annoncée ne pourrait en effet être que provisoire, car dans un long entretien accordé aux journalistes de son pays, le milieu de terrain se contredit consciemment. S’il affirme ne plus ressentir la motivation nécessaire pour continuer, il admet toutefois qu’il fait l’objet de nombreuses sollicitations et qu’il est par conséquent inutile de dire qu’il s’agit d’une fin définitive : « Si j’étais blessé, je dirais que c’est bien fini, déclare ainsi Nedvěd. Mais je suis en bonne santé et j’attends de voir comment va réagir mon corps. Si dans un mois je me rends compte que l’entraînement ne me manque pas, alors j’arrêterai définitivement. Mais pour l’heure, c’est encore trop tôt. Il y aura peut-être un manager qui me fera une proposition intéressante qui me permette de jouer encore à un niveau intéressant. C’est une possibilité que je ne peux pas exclure aujourd’hui. »
Quoiqu’il en soit, c’est une « grande festa » que toute la Juve avait organisée dimanche pour son milieu de terrain tchèque : difficile donc dans ces conditions d’imaginer Pavel Nedvěd avec le maillot rayé noir et blanc de nouveau sur les épaules la saison prochaine, même si son rêve de remporter la Ligue des champions restera alors inassouvi. En revanche, une ultime pige dans un club de moindre envergure, peut-être même dans un autre championnat que la Série A, reste possible.S’il raccrochait toutefois pour de bon les crampons, Nedvěd, que personne n’imagine rester inactif et profiter d’une paisible retraite dorée, pourrait donner libre cours à ses envies, toujours sportives : participer à une étape de montagne du Tour de France, courir un marathon ou progresser au golf. Mais on l’imagine mieux sur un vélo dans un col alpestre ou en train de couvrir en courant, comme il l’a fait toute sa carrière, la distances mythique des 42 kilomètres.




