Le pire krach d’une banque dans l’histoire tchèque : il y a un quart de siècle, l’IPB s’effondrait

Il y a 25 ans, les Tchèques prenaient d’assaut les agences de la Banque postale et d’investissement (IPB), annonçant ainsi la chute de la plus grande banque tchèque.

Photo: ČT

En juin 2000, de longues files d’épargnants effrayés se forment devant les agences de la banque IPB. Ayant entendu des rumeurs inquiétantes, des centaines de personnes se pressent autour des guichets et des distributeurs automatiques de billets.

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En effet, après la révolution de 1989, les banques tchèques se sont développées de façon très rapide, prêtant facilement et sans contrôle suffisant. L’IPB a investi dans des entreprises privatisées, mais nombre de celles-ci n’ont pas été en mesure de rembourser leurs dettes. En 1998, un investisseur stratégique, le Japonais Nomura, entre au capital pour stabiliser la banque. Au lieu de cela, ce sont des complexes transferts d’actifs qui ont lieu, parmi lesquels le très controversé projet « České pivo », par lequel l’IPB se retrouve mêlée au transfert du groupe Plzeňský Prazdroj.

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A la fin des années 1990, on commence à entendre parler de problèmes financiers de la banque. En juin 2000, c’est la panique : les clients retirent leurs économies en masse, et des dizaines de milliards de couronnes disparaissent de la banque en quelques jours. La situation n’est plus tenable.

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L’Etat intervient alors : le 16 juin, l’IPB est placée sous séquestre, et des policiers prennent d’assaut le siège de la banque pour en prendre le contrôle. Quelques jours plus tard, la banque ČSOB la prend sous son aile après l’avoir rachetée pour une couronne symbolique. Néanmoins, c’est l’Etat qui doit fournir une aide financière massive pour couvrir les pertes énormes de la banque.

Au final, le processus de renflouement coûtera plus de 150 milliards de couronnes aux contribuables. Les litiges avec Nomura et les autres parties durent pendant des années, et certains se terminent par un arbitrage international. Pour finir, la République tchèque rembourse à Nomura 3,6 milliards de couronnes à titre de compensation, bien que beaucoup aient soutenu que ce sont les décisions de Nomura qui ont contribué à l’effondrement de la banque.

La banqueroute de l’IPB est devenue un symbole des folles années 1990 dans le secteur de la banque en Tchéquie, une période caractérisée par une croissance rapide, une réglementation insuffisante et des luttes politiques. Cet événement a marqué le secteur financier pour longtemps.

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