« Ils étaient mes rois mages » : un vibrant hommage aux soldats belges qui ont libéré Plzeň
Ils s’appelaient Albert, Louis ou Arthur. Jeunes soldats belges engagés dans les rangs de l’armée américaine, ils ont participé à la libération de la Bohême de l’Ouest et de Plzeň (Pilsen) en mai 1945. Plus tard, ils sont aussi devenus « les rois mages » de leur interprète, guide et même ange gardien tchèque lorsque, après la chute du régime communiste, ils sont revenus dans la ville qui, il y a aujourd’hui 80 ans, les avait accueillis en héros.
Responsable du département des langues romanes à l’Université de Bohême de l’Ouest à Plzeň, professeure de français, Pavla Kocourková a noué, au fil du temps, une étonnante relation avec ces hommes à l’héroïsme encore trop souvent méconnu dont elle a évoqué le souvenir au micro de Radio Prague International.
Dans un café au bout de l’avenue de l’Amérique, à deux pas du monument appelé « Díky, Ameriko! » (« Merci l’Amérique ! »), Pavla a parfois dû surmonter son émotion pour nous raconter son histoire qu’elle même qualifie d’amour avec les anciens combattants du 17e bataillon des Fusiliers belges.
Pavla, le 80e anniversaire cette année de la fin de la Deuxième Guerre mondiale est l’occasion de rappeler que si la ville de Pilsen et la Bohême de l’Ouest ont été libérées par les troupes américaines, des soldats belges aussi ont participé aux opérations et aux combats. On sait généralement assez peu de choses sur cette participation, et c’est la raison pour laquelle nous avons voulu vous rencontrer. Quelle est votre histoire avec ces anciens combattants belges ?
« C’est une histoire déjà relativement longue. Notre première rencontre, un peu par hasard d’ailleurs, remonte à 2006. La ville de Pilsen avait sollicité mes services d’interprète à la fois dans le cadre d’une cérémonie commémorative et pour accompagner une délégation d’anciens combattants belges. »
« Je me souviens alors avoir pensé que ce devaient être des gens qui avaient vécu ‘des choses’, qui avaient fait beaucoup pour notre pays et que, donc, cela pouvait être une expérience intéressante, et c’est pourquoi j’ai accepté. Initialement, il était prévu que l’on ne passe que trois heures ensemble, juste le temps des commémorations. Au lieu de cela, nous avons passé toute la journée ensemble et sommes vite devenus... amis. »
« Je dis même toujours que cela a été un coup de foudre réciproque. Franchement, je n’aurais jamais imaginé qu’il était possible de rire autant avec des hommes de cet âge. Ils étaient aussi les premiers Belges dont je faisais la connaissance. Cela m’a beaucoup surprise, mais c’est à travers cette rencontre que moi aussi - et je l’avoue bien volontiers -, j’ai réalisé que des soldats belges aussi avaient participé à la libération de notre ville. Tout le monde connaît le rôle de l’armée américaine, ce qui est normal, parce que les soldats américains étaient beaucoup plus nombreux. Mais à l’époque, j’ignorais totalement que des soldats belges avaient fait partie de cette armée américaine. »
C’est effectivement ce qui est un peu étonnant dans votre histoire. Car même si aujourd’hui, vous en savez bien évidemment bien plus que lors de cette première rencontre, à l’époque, leur action était alors pour vous une page vierge de l’histoire...
« Tout à fait. Je ne connaissais absolument pas l’histoire du 17e... »
Ce que l’on appelle le 17e, c'est le 17e bataillon des Fusiliers belges, à savoir un groupe d’environ 800 volontaires qui s’étaient engagés dans la résistance dans la province de Liège durant la guerre, dans ce que l’on appelait l’Armée secrète, et qui, ensuite, ont décidé d’accompagner les soldats américains qui, depuis l’Ouest vers l’Est, libéraient progressivement l’Europe de l’occupation allemande...
« Exactement. J’ai voulu découvrir leur histoire, qui ressemblait d’ailleurs beaucoup à celle des Tchèques qui faisaient partie de la résistance. C’était différent des histoires des Américains, qui, eux, étaient plutôt des professionnels. J’ai donc cherché à faire partager ce que j’ai appris. Et je voulais que les habitants de Pilsen, et même les Tchèques plus généralement, sachent que des Belges aussi avaient participé à la libération de leur pays. »
« J’ai alors découvert des hommes vraiment formidables. Cela s’est fait petit à petit, parce qu’il a d’abord fallu passer du temps ensemble. La première année, pendant la cérémonie commémorative, j’ai fait la connaissance d’Albert Gélise, le capitaine, qui était alors accompagné de son chauffeur personnel, Louis Gihoul. Et le troisième était Arthur Otto. Je les ai surnommés les rois mages, tout simplement parce que c’est une histoire magique pour moi. »
« Et puis, le lendemain, il y a eu Georges Rensonnet et Émile Godard, qui sont venus pour la journée principale. La première année, j’ai donc appris l’histoire de ces cinq anciens combattants et c’est ce qui a renforcé la relation. À tel point qu’à la fin de leur séjour, je leur ai promis que lorsqu’ils reviendraient l’année suivante, et peu importait que la mairie me sollicite ou pas, je serai de nouveau à leur service, par exemple pour des excursions ou tout simplement pour passer un peu plus de temps ensemble. »
« À Noël, j’ai reçu plusieurs cartes de vœux, dont une du capitaine Albert Gélise, qui était aussi le plus âgé. Il me disait que cela lui avait fait très plaisir d’avoir pu faire ma connaissance au mois de mai et qu’il espérait que son état de santé lui permette de nous revoir l’année suivante. Son message m’a profondémment émue. »
« Je savais qu’il n’avait plus de famille, qu’il vivait seul et c’est comme ça que j’ai décidé de prendre des vacances après la période d’examens à l’université qui suit les fêtes de fin d’année. Je ne me sentais pas capable d’attendre jusqu’au mois de mai parce qu’il aurait pu être trop tard. Je suis donc partie en Belgique et lui ai rendu visite dans la maison de repos où il résidait. Albert était le chouchou de toutes les aides-soigantes et nous avons fait une fête incroyable ! C’est un beau souvenir. Je n’aurais jamais cru cela possible... Mais... Voilà... C’est comme ça que notre histoire a commencé. »
« Je cherchais leurs visages dans les rues de la ville »
Vous parlez d’un coup de foudre et, à vous lire et à vous entendre, il s’agit effectivement d’une histoire d’amour presque au sens littéral du terme. Vous expliquez même avoir ressenti un manque et une forme de vide après votre première rencontre à Pilsen...
« C’est vrai. Cette première rencontre, cette première fois l’on pourrait même presque dire, a été tellement intense qu’après leur départ de Pilsen, j’ai cherché leurs visages parmi les passants dans les rues de la ville. Comme quand on tombe amoureux... Plusieurs fois en me promenant, je me suis dit ‘Ah tiens, c’est lui, non, non, c’est là, c’est lui, c’est Albert... »
« Je vous rassure, ce n’était qu’au début, car au fil des années nous avons noué un lien vraiment très fort. C’est difficile à expliquer. Je vais vous raconter une anecdote. C’est une histoire banale, mais qui dit beaucoup de choses. Quand il séjournait à Pilsen, Albert logeait toujours à l’hôtel Continental. Une année, nous nous connaissions déjà tous très bien, lors d’un passage à l’hôtel, une serveuse m’a expliqué qu’Albert avait renversé son café sur sa chemise, qu’elle lui avait proposé de l'accompagner pour aller en chercher une nouvelle, mais qu’il avait refusé et avait préféré m’attendre. ‘Je n’irai qu’avec Pavla’, lui a-t-il dit. C’était comme ça... »
« Vous savez, j’ai toujours pensé que je serais incapable de travailler en hôpital ou dans un établissement de santé ou de soins à la personne, tout simplement parce que je ne suis pas faite pour ça. Mais avec eux, j’ai toujours senti que s’ils en avaient besoin, je serais prête. »
« La première année, Louis Gihoul et Arthur Otto s’occupaient de leur capitaine, ils étaient aux petits soins pour lui, car Albert Gélise se déplaçait avec une canne et il était le plus âgé. Louis et Arthur étaient toujours à ses côtés et veillaient très attentivement à ce que rien ne lui arrive. Mais, peu à peu, j’ai réalisé qu’ils me laissaient de plus en plus souvent à ses côtés. C’était une relation de confiance et je dois dire que cela a été un grand honneur de pouvoir passer du temps seule avec Albert Gélise. »
Après avoir donc fait personnellement connaissance de ces « papys » , qu’avez-vous découvert de leur passé de soldats ?
« D’abord, il faut préciser que tous ne sont pas venus jusqu’à Pilsen. En tant que membres du 17e bataillon des Fusiliers belges, ils ont d’abord été intégrés à la 1ère Armée américaine qui avait à sa tête le général Hodges. Puis ils ont traversé le Rhin, ce qui pour eux, d’après ce qu’ils racontaient, a été un des moments les plus importants de toute leur campagne. Ce n’est qu’ensuite qu’ils ont été rattachés à la célèbre 3e Armée du général Patton. Et si certains ont donc franchi avec elle la frontière de la Tchécoslovaquie, beaucoup ont aussi été dispatchés vers diverses autres unités américaines qui avaient toutes des missions particulières. »
« Dans ce 17e bataillon de Fusiliers belges, différentes unités avaient été créées et compte tenu de leur nombre, les hommes ne pouvaient pas tous se connaître. Pas même ceux qui sont arrivés jusqu’en Bohême de l’Ouest. D’ailleurs, ce qui est intéressant, c’est que certains ne se sont rencontrés que des années après la guerre, ici même à Pilsen. »
« Voir leur émotion était un moment vraiment précieux parce que, parmi les anciens combattants, même à l’intérieur de leurs familles, la très grande majorité ne parlaient pas de ce qu’ils avaient vécu pendant la guerre. Certains ont fait des cauchemars toute leur vie. Et ce n’est qu’en venant à Pilsen, en se retrouvant entre eux, qu’ils ont commencé à parler. Cela les a libérés un peu et je pense que c’est aussi ce qui est important. Les festivités dans la ville autour de la libération ne sont pas organisées que pour nous. Le devoir de transmission et de mémoire est important, et quelque part nous en profitons. C’est normal, bien sûr. Mais ce qui me fait plaisir, c’est aussi le fait de pouvoir dire que nous aussi, nous avons aidé ces hommes. »
En raison de l’histoire et de la fermeture des frontières, pendant très longtemps après la guerre, ces hommes n’ont pas pu venir à Pilsen. Néanmoins, quels souvenirs gardaient-ils de ces jours de mai 1945 et de la libération de la ville ?
« Dans l’unité qui est arrivée jusqu’à Pilsen, il y avait justement mes rois mages... »
Albert, Arthur et Louis, c’est bien ça ?
« Exactement. Ils ont même participé à la libération du camp de concentration, ou de travail disons peut-être, à Holýšov, à une vingtaine de kilomètres de Pilsen (qui était une annexe du camp de concentration de Flossenbürg en Bavière voisine et où ont notamment été détenues 385 femmes françaises). La veille de sa libération, le camp a été contacté par les unités polonaises. Mais les Polonais sont vite repartis et, le lendemain, c’est l’armée américaine qui s’est rendue à Holýšov. Et comme ils savaient que parmi les prisonniers, et prisonnières surtout, il y avait aussi des Françaises, Albert Gélise et Louis Gihoul ont été les premiers envoyés pour communiquer avec ces femmes. Ils avaient toujours les larmes aux yeux quand ils en parlaient... (silence ému) »
Est-ce une histoire que vous transmettez également à vos jeunes étudiants, surtout que les villes de Pilsen et de Liège sont jumelées depuis 1965 ?
« Ah oui, bien sûr, parce que je pense qu’il faut transmettre, justement. Dès le début, j’ai organisé des rencontres entre les étudiants et les anciens combattants. D’abord à l’école où je donne des cours. Puis, les Belges, comme je les appelle, ont commencé à participer à de grands débats avec le public et avec les étudiants que la ville de Pilsen organisait. Encore maintenant, j’en parle chaque année. Et pas seulement à mes étudiants tchèques que ce soit à l’université ou au lycée, mais aussi aux étudiants étrangers qui séjournent à Pilsen dans le cadre du programme Erasmus+, et plus encore aux francophones. »
« C’est aussi à l’initiative des anciens combattants que les villes de Pilsen et de Liège ont signé un accord de jumelage. Ce qu’il faut préciser, c’est qu’ils sont venus à Pilsen pour la dernière fois en 1948 (année du Coup de Prague, marquée par la prise du contrôle du pouvoir par le Parti communiste en Tchécoslovaquie) et ne sont ensuite revenus qu’après la révolution de Velours. Et en 2007, c’est encore à l’initiative que les deux paraoisses de saint Barthélemy, svatý Bartoloměj en tchèque, sont elles aussi devenues partenaires. »
Cette année, pour le 80e anniversaire, les festivités ont été marquées par la visite du roi de Belgique. Puisque vous avez été décorée de l’ordre de Léopold II il y a quelques années, on suppose que vous avez eu l’occasion également de le rencontrer...
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« J’ai effectivement eu l’honneur d’être invitée au dîner au Château de Prague organisé par le président pour la visite du roi Philippe. Oui, c’était magnifique, c’était une belle soirée et un grand honneur. Nous nous sommes rencontrés le lendemain aussi quand il est venu à Pilsen, parce qu’il y avait une rencontre avec les familles des anciens combattants. C’était vraiment vite fait, mais cela a quand même été l’occasion de lui resserrer la main. Mais ce n’est pas poli de retenir l’attention de sa majesté. Il faut partager, n’est-ce pas ? »
Même si ces anciens combattants ne sont plus là aujourd’hui, pusique le dernier d’entre eux est mort en 2023, quelles relations continuez-vous à entretenir avec leurs familles ?
« Bien sûr, je connais les familles comme je connaissais les anciens combattants. Je leur ai rendu visite plusieurs fois chez eux, en Belgique comme en France. Nous sommes vraiment devenus amis et j’ai promis de continuer. Je ne voulais pas que cela s’arrête là, donc je tiens ma promesse tout simplement. »
« Depuis deux ans, c’est vrai, il n’y a plus d’anciens combattants, mais leurs familles continuent de participer aux festivités et nous restons en contact même pendant l’année, ce n’est pas juste le temps des festivités. Nous sommes comme des amis, et quand quelqu’un a un problème, nous nous efforçons de nous entraider. Comme cela se fait normalement entre amis. »
« Leur seul regret était de ne pas avoir pu continuer jusqu’à Prague »
Pour les visiteurs qui viendraient à Pilsen et qui souhaiteraient en apprendre davantage sur l’histoire de ces soldats belges qui ont participé à la libération d’une partie de la Bohême, quelles sont les possibilités ?
« Il y a d’abord le Musée du général Patton où des espaces sont réservés à cette histoire et où l’on peut voir l’avancée du 17e bataillon des Fusiliers (en trois mois, de mars à mai 1945, ses hommes ont parcouru près de 2 000 kilomètres en Allemagne et en Tchécoslovaquie). Il y a des médailles, et puis l’on peut aussi visiter le musée à Holýšov avec des objets personnels offerts par les anciens combattants belges. »
« Je voudrais aussi mentionner le site www.slavnostisvobody.cz, accessible aussi en anglais, sur lequel se trouvent tout un tas d’informations sur les festivités qui sont organisées à Pilsen, leur programme, ainsi que les histoires personnelles de certains anciens combattants belges et américains. »
Même si ces hommes ne parlaient pas ou peu de ce qu’ils avaient vécu durant la guerre, chose qui est relativement courante, vous ont-ils fait part de leurs motivations ? La Belgique était redevenue libre et ils auraient pu reprendre une vie normale. Or, ils ont préféré continuer à combattre jusque, du moins dans l’esprit d’une majorité de gens en 1945, dans la lointaine Tchécoslovaquie.
« La motivation était différente pour chacun, mais si je devais résumer, ils disaient qu’ils trouvaient cela normal de continuer et d’aider les Américains à libérer les pays alliés. Ceci dit, ils parlaient également d’une certaine forme de naïveté, d’idéaux... Il y avait leur jeunesse. On envisage les choses différemment quand on est jeune. »
« L’autre point commun est que si aucun parmi eux ne regrettait quoi que ce soit par rapport à leur décision de s’engager, tous en revanche regrettaient de ne pas avoir pu continuer à libérer le pays jusqu’à Prague. Il y avait plusieurs unités américaines qui étaient vraiment prêtes à continuer et à aller jusqu’à Prague. Louis Gihoul parlait même d’une mission inachevée. C’est une chose qu’il a regrettée toute sa vie. »
Au-delà de l’émotion que suscite toujours en vous l’histoire de ces hommes, le mot qui revient aussi beaucoup dans vos propos lorsque vous évoquez leur souvenir, c’est le rire. Pourquoi ?
« Parce que nous avons beaucoup ri ! Que d’histoires... Ils restent pour moi une source d’inspiration. Jamais je n’ai entendu l’un d’entre eux dire ‘ce n’est plus pour moi’, ‘je suis trop vieux’... J’insiste, jamais. Ils étaient toujours pleins d’optimisme. Quand Arthur Otto s’est fait opérer du cœur, sa femme n’était pas sûre qu’il soit en mesure de venir à Pilsen au mois de mai suivant. Lui, il aimait tellement la République tchèque qu’il a répondu qu’il irait quoiqu’il en coûte et que de toute façon cela importait peu de mourir en Belgique ou en République tchèque. ‘J’aime les deux’, disait-il. »
« Chacun d’eux était différent, mais tous avaient pour point commun d’avoir une forte personnalité. Bien sûr, ils avaient la chance d’avoir une bonne santé, mais je pense aussi que ce qu’ils ont vu et vécu leur a donné cette force de caractère et cet optimisme. Ils portaient un regard sur le monde et la vie peut-être plus léger que ce que sont les nôtres aujourd’hui. Mais pour répondre à votre question, oui, nous avons toujours beaucoup ri, et cela me manque. »
Diriez-vous que cette rencontre a changé votre vie ?
« Complètement, et pas seulement la mienne d’ailleurs. Elle a changé la vie de toute ma famille. Celle de mon mari déjà, qui m’a toujours soutenu et aidé dans mes activités, même quand je devais être à deux endroits en même temps. Et puis celle de ma fille qui elle aussi est engagée dans cette histoire, sans rien avoir demandé. Mais aujourd’hui, elle sait qui étaient les anciens combattants et connaît leurs familles. Depuis sa naissance. »
Parle-t-elle français aussi bien que vous ?
« J’aimerais bien ! Mais, oui, elle étudie le français et se débrouille plutôt bien. Et j’ai bon espoir qu’elle le parle un jour mieux que moi. Et ça aussi, c’est aussi un peu grâce aux rois mages. »
*Note : certaines illustrations dans cet article sont extraites de l’ouvrage intitulé « Souvenirs des vétérans belges, ayant participé à la libération de ville de Pilsen en 1945 ». En version bilingue franco-tchèque, cet ouvrage, traduit par Pavla Kocourková, a été édité, en 2009, par la Ville de Pilsen avec la collaboration des Archives de la ville de Pilsen.



