Selon Petr Pavel, il n’est plus possible de justifier le conflit à Gaza par la libération des otages
Selon le président tchèque Petr Pavel, le conflit sans fin dans la bande de Gaza conduit logiquement à la conclusion qu’il ne peut plus être justifié par la volonté de libérer les otages. Une déclaration faite ce mardi en marge de la session de l'Assemblée générale des Nations unies. Il a ajouté qu’il souhaitait discuter ouvertement avec le gouvernement tchèque des possibilités de faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il reconsidère ses plans de conquête de la ville de Gaza. Petr Pavel a également critiqué les projets israéliens d’extension des colonies en Cisjordanie, contraires au droit international.
Le président réagissait notamment à une question relative à la lettre ouverte signée par plus de 300 personnalités tchèques au sujet de la situation humanitaire à Gaza. « Je considère cela comme la suite logique des sentiments que l’on observe partout dans le monde, », a-t-il précisé.
Le leader de l’opposition Andrej Babiš (ANO) a dit partager l’avis du président Petr Pavel sur la nécessité de faire pression sur Israël pour qu’il reconsidère ses plans d’occupation de la ville de Gaza. Lors d’un meeting de campagne à Turnov ce mardi, il a déclaré que le groupe de Visegrád (République tchèque, Slovaquie, Pologne, Hongrie) devrait jouer un rôle plus important dans la résolution du conflit dans la bande de Gaza, mais aussi en Ukraine.