Plan de paix russo-américain : Prague contre l’idée d’un accord sans négociations avec l’Ukraine
Si la Tchéquie soutient les efforts des États-Unis visant à mettre fin à l’agression russe, l’avenir de « l’Ukraine brutalement agressée » ne peut être décidé sans son consentement, a déclaré le Premier ministre sortant Petr Fiala, ce vendredi, à l’agence de presse ČTK. Parallèlement, le ministre des Affaires étrangères, Jan Lipavský, a, lui, estime, sur X, que la paix en Ukraine ne pouvait être négociée sans cette dernière. À cet égard, le chef de la diplomatie a rappelé les accords de Munich, qui ont entraîné le sacrifice de territoires étrangers sans permettre d’empêcher la guerre.
Dans la nuit de jeudi à ce vendredi, la proposition en vingt-huit points de nouveau projet de paix a fuité dans la presse et sur les réseaux sociaux. Celle-ci reprend les demandes de longue date de la Russie, telles que la reconnaissance de l’annexion de la Crimée et du Donbass, une limitation de la taille de l’armée ukrainienne ou encore le renoncement du pays à rejoindre un jour l’OTAN.