Opération « Liberté pour l'Irak » : réactions des milieux politiques tchèques
La guerre contre l'Irak a donc éclaté, ce jeudi matin. La position officielle tchèque a -t-elle changé avec le début des opérations ?
Le Premier ministre a insisté sur le fait que la République tchèque ne faisait pas partie de la coalition engagée militairement dans l'opération Liberté pour l'Irak. Il a réaffirmé que la République tchèque ne disposait pas d'un tel mandat et qu'elle était libre de réagir d'une manière souveraine selon le mandat qui lui a été confié par son Parlement. Ce mandat concerne l'unité de décontamination chimique de l'Armée tchèque opérant dans le cadre de l'opération Liberté imuable, au Koweït, qui ne pourra intervenir que dans le cas de l'emploi d'armes de destuction massive par l'Irak.
De son côté, le président de la République, Vaclav Klaus, à l'issue d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, justement, a déclaré que pour lui, seules les déclarations du gouvernement étaient valables. Les représentants de diverses formations politiques se sont prononcées, aussi, sur la guerre en Irak.Petr Necas, président de la commision de sécurité de la Chambre des députés, du Parti civique démocrate, opposition de droite, soutient l'intervention armée en Irak. Son parti est persuadé que cette opération répond aux intérêts propres et à long terme de la République tchèque. Selon lui, il est nécessaire de combattre le régime de Saddam Hussein, car celui-ci a refusé de se plier à, déjà, dix-huit résolutions de l'ONU concernant le désarmement de l'Irak.
La position des communistes est tout à fait différente. Elle est exprimée par Miroslav Ransdorf, vice-président du parti communiste. Il affirme que la guerre contre l'Irak est une chose attendue depuis longtemps, mais qui est très dangereuse du point de vue des relations internationales car, à la différence de l'année 1991, cette attaque a lieu sans le mandat de l'ONU. La guerre qui vient d'éclater en Irak démontre, dans la pratique, jusqu'où peut aller la doctrine de politique étrangère du Président Bush.
Miloslav Vyborny, ancien ministre de la Défense, député chrétien-démocrate, parti gouvernemental, déclare que, naturellement, personne ne peut se réjouir de l'éclatement d'une guerre dans le monde. Il se déclare persuadé, quand même, que les raisons qui ont conduit les Etats-Unis et leurs alliés à lancer l'opération étaient graves, fondamentales et compréhensibles.




