Sécurité : le contre-espionnage tchèque pointe du doigt l’action des « agents jetables » russes

Le Service de renseignement et de sécurité (BIS) a publié, ce jeudi, son rapport annuel, un document qui porte sur 2025 et dans lequel, sans surprise, la Russie reste au cœur de ses préocupations. Le contre-espionnage tchèque estime notamment que le risque d’utilisation d’« agents jetables » pour mener des actes de sabotage orchestrés depuis la Russie persiste dans le pays. Cette menace concerne principalement les acteurs impliqués dans la production ou la distribution d’aide destinée à l'Ukraine.

Toujours selon les conclusions du BIS, les autorités russes adaptent l’intensité de ces opérations de sabotage visant à faire pression sur les États européens en fonction de l’évolution de la situation sur le champ de bataille en Ukraine et sur la scène politique internationale. Si le nombre d’actes organisés depuis la Russie a diminué au cours du premier semestre de l’année dernière, la tendance était à nouveau à la hausse au second semestre.

À travers ces activités, la Russie s’efforce de semer la nervosité et la peur, mais aussi à imposer dans le débat public l’idée que sur le plan économique et sécuritaire, soutenir l’Ukraine n’est pas avantageux, écrit encore le BIS. Le GRU, les services de renseignement militaires russes, serait l’acteur principal dans ce contexte.

Plus globalement, peut-on encore lire dans ce document, diverses organisations et structures tchèques, notamment diplomatiques, ont également été la cible de cyberattaques menées par des acteurs liés à la Chine, tandis que des pirates informatiques associés à la Russie ont eux aussi été actifs. Le risque de menace terroriste pesant sur la République tchèque est toutefois resté faible, et la scène d’extrême droite tchèque ne constitue pas non plus un risque.