SZ : Bruxelles demande à Prague des explications sur le conflit d’intérêts d’Andrej Babiš

La Commission européenne a adressé à la Tchéquie une lettre dans laquelle elle demande des explications sur la manière dont le pays prévient le conflit d’intérêts du Premier ministre Andrej Babiš (ANO). Elle souhaite également des assurances qu’Agrofert ne recevra pas de fonds européens tant que la situation ne sera pas entièrement clarifiée. C’est ce qu’écrit mercredi le site Seznam Zprávy. Babiš affirme avoir résolu son conflit d’intérêts en plaçant l’ensemble des actions du holding Agrofert dans le fonds fiduciaire privé RSVP Trust.

« Étant donné qu’un conflit d’intérêts pourrait survenir dans le cas de subventions issues des fonds de la politique de cohésion accordées à des entreprises appartenant au Premier ministre ou contrôlées par lui, nous apprécierions la transmission d’informations détaillées sur les mesures mises en place au niveau national afin de traiter cette situation potentielle de conflit d’intérêts », indique la Commission européenne dans sa lettre.

Elle demande en outre l’assurance que, depuis qu’Andrej Babiš est devenu Premier ministre, aucune autre subvention européenne n’a été versée au groupe Agrofert.

« En tout état de cause, le Premier ministre a agi en prenant une mesure qui va bien au-delà des standards habituels, qui dépasse ce que font généralement les responsables politiques, non seulement à travers l’Europe, mais aussi dans le monde. Je ne peux pas imaginer qu’on puisse faire davantage », a déclaré le vice-Premier ministre Karel Havlíček (ANO) interrogé à Bruxelles par la presse.

« Pour moi, l’affaire est close, mais bien entendu, si quelqu’un souhaite des explications complémentaires, je n’y vois aucun problème », a-t-il ajouté.