Zaz, l'une des chanteuses françaises les plus aimées par les Tchèques, bientôt de retour à Prague
La chanteuse française Zaz, très appréciée par le public tchèque, se produira à l’O2 Universum de Prague le 27 janvier 2026. En attendant ce concert, elle a répondu aux questions du correspondant de la Radio publique tchèque à Paris.
Cet été, vous partez pour une grande tournée en Allemagne et en Espagne. À l'automne, vous vous produirez en France et le 27 janvier 2026, vous serez à l'O2 Universum de Prague. Qu'attendons-nous de votre nouvel album ?
« Je chanterai certainement quelques chansons du nouvel album, mais il est difficile de tout rassembler et de faire des choix. Je ne manquerai pas “Je Veux” ou “La Fée” que j’adore. Je ferai en sorte de plaire à ceux qui me suivent et aiment ma musique. Je vois toujours des gens crier et réclamer des chansons pendant des concerts, mais il n’est pas toujours possible de répondre à ces demandes du fait d’un manque de répétition avec le groupe pour ces requêtes spécifiques.
Quoi qu’il en soit, vous pouvez vous attendre à une grande fête à Prague. J’ai hâte de voir le public en République tchèque. Je sais qu’il y a un public très attentif, plein d’amour. Ils sont toujours ravis de nous revoir. »
Vous êtes retournée plusieurs fois en République tchèque. Vous souvenez-vous d'expériences particulières ?
« Oui, je me souviens du concert au festival Colours of Ostrava, et bien sûr aussi à Prague, de notre promenade dans les rues de Prague avec le groupe. Nous sommes aussi allés au Musée des Instruments de Torture ! Je me souviens aussi du public tchèque, de son énergie et de la ville d’Ostrava.
Le chanteur de jazz américain Bobby McFerrin était à Colours. Je n’ai pas beaucoup d’idoles dans la musique, mais si je devais en avoir une, ce serait Bobby. Il travaille sa voix comme un instrument de musique. Je l’admire. »
Vous êtes donc heureuse de revenir en Tchéquie ?
« Oui, j’ai l’impression que les gens là-bas ont envie d’être avec nous, qu’ils ont hâte d’y être. Je sens une volonté de co-créer ; un esprit créatif. J’aime ça. »
Il n'y a pas qu'en République tchèque qu'on vous compare à Édith Piaf. Après tout, vous chantez ses chansons comme La Môme. Aimez-vous cette comparaison ? Ne vous lie-t-elle pas ?
« Piaf, c’est Piaf. Je n’aime pas trop être comparée, je préfère être moi-même. Mais je vois ça comme une flatterie. »
Votre troisième album parle de Paris. Vous interprétez la célèbre chanson “Champs-Élysées” de Joe Dassin. Vous avez également chanté avec Charles Aznavour sa chanson des années 70 “J'aime Paris au mois de mai”. Comment était-ce de travailler avec lui ?
« C'était incroyable. Il m'appelait Zaznavour. Il aimait retrouver en moi ce qu'il voyait chez des chanteuses comme Arletty ou Edith Piaf. J'ai réalisé que les gens du monde entier adorent les vieilles chansons françaises. Quand je chantais au piano dans les bars, il y avait beaucoup d'étrangers. »






