53e épisode – 1970 – « Dynamit » – « Dynamite »
L’invasion des troupes du pacte de Varsovie mit fin de façon prématurée à la période de relâchement politique appelée le Printemps de Prague. Le régime totalitaire recommença alors à resserrer la vis, petit à petit et de façon tout d’abord presque imperceptible, notamment en autorisant la sortie sur disque de nouvelles chansons aux paroles dociles.
10 mai : lancement du deuxième programme de la Télévision tchécoslovaque
8 juin : détournement d’un avion de la compagnie CSA Czech Airlines vers Nuremberg
Recensement démographique et dénombrement des maisons et appartements en Tchécoslovaquie : le pays compte alors 14 344 987 habitants.
Ce n’est qu’en 1969, à l’occasion du festival « Bratislavská lyra » ou « La lyre de Bratislava », que prirent fin les chansons de protestation contre l’occupation soviétique. C’est en effet à l’occasion de celui-ci que les nouveaux dirigeants communistes reconditionnés ont pris conscience du potentiel hérétique d’une simple chanson, et la musique populaire dut alors reprendre son rôle de propagande.
À partir de 1970, les autorités nationales et du parti communiste ont pris de nombreuses mesures visant à superviser la création artistique. Ceci eut pour conséquence un étiolement de l’enthousiasme et de l’élan de création ambiants. Les tubes liés à l’année 1968 disparurent des ondes et les nouveaux morceaux étaient peu nombreux à sortir.Le palmarès des singles les plus vendus de l’époque fait figurer le célèbre chanteur tchécoslovaque Karel Gott à quatre des dix meilleures places. Petr Spálený et Pavel Bobek y apparaissent à deux reprises, mais leurs chansons sont des reprises de mélodies venant de pays étrangers. À l’inverse, le groupe Olympic est également présent dans ce classement avec sa chanson originale intitulée « Dynamit » – « Dynamite », dont les auteurs sont Petr Janda et Zdeněk Rytíř.






