Anthony Jouet : « Après Imagine Dragons ou Zaho de Sagazan, j’aimerais faire venir Turnstile ou Fletchr Fletchr à Prague »

La société Fource a été cofondée en 2011 à Prague par le Français Anthony Jouet. En près d’une quinzaine d’années, Fource s’est fait une place de choix sur la scène musicale tchèque, en organisant les concerts de certains des plus grands artistes internationaux en Tchéquie, mais aussi en Pologne et en Slovaquie.

Extraits de cet entretien à écouter en appuyant sur Lecture :

Interrogé par Radio Prague International il y a une douzaine d’années déjà, ta société, Fource, a beaucoup évolué depuis. Dans ce précédent entretien, tu parlais d’un Canadien d’origine tchèque qui était un peu à l’origine de ta première venue ici. De qui s’agit-il ?

Anthony Jouet | Photo: Archives d’Anthony Jouet

« Oui, c’est un ami, Jakub Šmíd, que je connais depuis très longtemps, avec qui j’avais travaillé au Canada, à Toronto. C’était dans le cadre d’un stage pour finaliser mon master 2. J’étais parti au Canada, il m’avait gentiment accueilli dans sa société, c’était un promoteur de spectacles, de concerts indépendants. Il a des origines tchèques, ses parents avaient émigré au Canada pendant le communisme. Et du fait de ses origines, il avait aussi un contrat de consulting avec l’O2 Arena de Prague. Et il m’avait proposé de prendre le relais et de venir sur place pour gérer ce contrat-là. »

« C’est dans ce cadre que j’étais venu dans un premier temps. Et puis, je me suis bien senti à Prague, et c’est pour ça que j’avais proposé l’idée de créer une société de production de spectacles ici. Il avait été intéressé par l’idée, et il m’avait suggéré de faire ça ensemble. Donc on est associés dans cette aventure depuis maintenant quasiment 15 ans. Et bien évidemment, nos relations vont au-delà du domaine professionnel, on est amis. C’est une belle aventure, une belle histoire, parce que je pense que sans lui, je ne serais sûrement pas arrivé à Prague. »

Fource a donc beaucoup évolué depuis. Ici, on est dans vos locaux à côté d’Anděl, à Prague 5. Combien est-ce que vous êtes de personnes aujourd’hui et où organisez-vous des concerts ?

« On s’est développé vraiment de manière très organique. Pour moi, le but, c’était justement de faire les choses progressivement. Et on a embauché des nouvelles personnes et accueilli de nouvelles personnes dans l’équipe au fur et à mesure de la demande et de la croissance de notre structure. Après, moi, je ne suis pas forcément obsédé par la croissance. J’ai la chance de faire un métier passion et d’aller tous les matins au bureau, mais pas forcément d’avoir l’impression de travailler, parce que c’est vraiment quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. »

« Maintenant, on est huit ici, dans notre équipe permanente à Prague. Bien évidemment, on emploie des gens sur les concerts, des chargés de production, des chauffeurs, etc. Et on est aussi, depuis 2017, présent en Pologne. On a ouvert un bureau à Varsovie avec cinq personnes. Donc voilà, on opère sur généralement trois territoires : la Pologne, la Tchéquie et un petit peu la Slovaquie, qui est un territoire un peu plus petit où ça nous arrive de faire des concerts aussi. »

Relationnel et réseaux sociaux

Il y a une affiche en ce moment dans Prague de votre société, Fource, avec plusieurs artistes dont certains plutôt très connus. Je pense que sur celle que j’ai vue récemment, il y avait notamment le groupe La Femme. Je suppose que maintenant, on vient vous démarcher, que ce n’est pas seulement vous qui faites les démarches.

« Oui, alors ça, ça a toujours fonctionné un petit peu comme ça au relationnel. Soit ce sont les tourneurs ou les agents des artistes qui nous contactent pour nous proposer de travailler avec leurs clients, soit nous, on a découvert un nouveau groupe qui nous plaît beaucoup, soit personnellement, ou soit on pense qu’il y a un vrai potentiel sur ce territoire. Et donc on propose nos services. Ça peut aller dans les deux sens. »

« Et sur la stratégie marketing, par rapport aux posters, aux affiches, on fait encore un petit peu d’affichage, malgré le fait qu’on s’adresse quand même très souvent à un public assez jeune, qui est très présent sur les plateformes, réseaux sociaux. Donc c’est quand même maintenant un médium privilégié. »

Alors, sur quoi il faut être ? Sur quels réseaux sociaux ? Vous êtes sur Instagram, notamment ?

Photo illustrative: StockSnap,  Pixabay,  Pixabay License

« Oui, la société l’est. Moi, pas du tout. TikTok, la même chose. Moi, je n’ai jamais mis les pieds. Mais bien évidemment, c’est extrêmement important pour nous, en tant que société. Mon équipe, bien évidemment, est très connectée. Parce que maintenant, avec les réseaux sociaux, les choses vont très vite. Et les tendances changent très rapidement. Il faut essayer d’être là au bon moment. Et le timing est extrêmement important. Entre le moment où vous rentrez en contact avec un tourneur et le moment où vous avez la possibilité de confirmer et éventuellement annoncer une date, peut-être que les gens sont déjà passés à autre chose. Donc, c’est un petit peu le challenge du moment, qui fait que maintenant, avec ces nouveaux modes de consommation de la musique, il faut vraiment bien anticiper et sentir les choses. Est-ce que l’artiste en question n’est pas un feu de paille ? Est-ce qu’il y a vraiment une stratégie, au moins sur le moyen terme ? Parce qu’on se trouve parfois dans des situations un peu délicates où... les tendances changent extrêmement vite. »

Quels sont les plus gros concerts que vous avez organisés ces derniers mois ?

Source: Fource

« Ces derniers mois, nous, on travaille principalement sur le développement. Très rarement, on est allé chercher un groupe qui avait déjà le niveau pour jouer dans une arena à Prague. Donc, du coup, on aime bien travailler sur des artistes dans des salles de concerts plus réduites, à jauge plus réduite, dans un premier temps, pour développer l’artiste sur le moyen ou sur le long terme. Donc, on travaille, on peut faire des concerts gratuits pour 100 personnes. Et on a été jusqu’à travailler avec Imagine Dragons, où on a vendu 120 000 billets sur deux concerts il y a quelques années à Prague. On avait coproduit cette date-là avec une grosse machine, leader de l’industrie musicale. »

Source: Fource

« Le milieu est quand même très compétitif. La Tchéquie est un petit territoire quand on en vient à la production de concerts d’artistes internationaux. Généralement, il y a une seule ville, c’est Prague. Il est rare, quand l’artiste arrive à un certain niveau, qu’on puisse faire deux concerts. Parfois, on fait quelques concerts à Brno, mais ça reste quand même épisodique. Les derniers concerts qu’on a faits ce sont notamment un DJ norvégien qui s’appelle Alan Walker, il y a deux semaines. On a fait, bien évidemment, Zaho de Sagazan, dont on était très fiers, début mars, avec le soutien de l’Institut français d’ailleurs. Là, on a The Lumineers, qu’on fait fin avril, à l’O2 Arena. Moi, je suis très attaché à la diversité musicale, j’ai joué dans un big band de jazz, j’ai joué dans un groupe de reggae quand j’étais adolescent. Donc, voilà, j’aime bien vraiment toutes les esthétiques. Et c’est pour ça que j’ai fait le choix d’avoir une palette assez diversifiée par rapport à ce qu’on fait. »

« Prague manque de salles de concert  »

Vous parliez des petites salles praguoises. Est-ce que vous en avez une préférée parmi les Roxy, le Lucerna ou toutes les autres ?

Café V lese | Photo: Jiří Šeda,  ČRo

« Alors, il y a une petite salle qui s’appelle le Café v lese à Prague 10, qui est très bien. C’est une petite jauge de 200 personnes. Mais les artistes sont toujours très surpris de la qualité de l’équipement technique pour une si petite salle. Alors, c’est un peu particulier parce qu’on a le sentiment d’être dans une cave. Mais voilà, il y a une bonne atmosphère et on travaille beaucoup avec eux. On travaille au Rock Café, on travaille au Meet factory, on travaille au Roxy. Je pense que la ville de Prague mériterait d’avoir plus de salles de concert. Surtout, pour les capacités, des jauges de 1500, 2000 personnes, il y a quand même très peu d’options. Contrairement à Paris, par exemple, dans une même rue, vous avez l’Elysée Montmartre, la Cigale et le Trianon. Et ça, généralement, c’est des jauges critiques à avoir puisqu’il y a beaucoup d’artistes qui peuvent vendre à peu près 1500 billets. Mais après, ils vont arriver à un plafond. Et malheureusement, on n’a pas ces jauges-là ici à Prague. Donc, je suis toujours un petit peu en alerte pour savoir si éventuellement il y a des opportunités qui se présenteraient pour pouvoir ouvrir une salle de ce type-là. Mais ce n’est pas évident et je suis déjà très occupé au quotidien. Donc, c’est compliqué d’avoir du temps pour ce genre de projet. Mais c’est quelque chose que j’ai en tête, bien évidemment. »

Il y a eu une tentative, Mono Phono, à un moment ?

« Ah oui, ça fait quelques années. C’était un Français qui était à l’origine de ce projet-là, Franck, qui malheureusement s’est confronté à beaucoup de difficultés avec ce projet, de différentes sortes, et qui a échoué. Mais la salle était plus petite. C’était une salle de 500 à peu près personnes. Là, je pense que la ville aurait vraiment besoin d’une salle un peu plus grosse. »

Comment votre société a résisté malgré le Covid et l’annulation de tout concert ?

« On a eu quand même la chance d’avoir le soutien des pouvoirs publics ici pour ces périodes-là. Nous, on a eu la chance d’être à une taille suffisamment grosse pour avoir une assise financière qui nous permettait d’avoir cette période un peu délicate. Mais pas non plus très grosse dans le sens où on a quand même des coûts de fonctionnement relativement modestes. Et du coup, ça permettait de ne pas suffoquer rapidement. Après, je suis assez pragmatique. On me demande ‘Mais qu’est-ce que tu as fait pendant le Covid ?’ J’ai quand même travaillé tous les jours à reprogrammer les concerts, re-reprogrammer les concerts ou annuler les concerts. Mais il fallait toujours répondre aux e-mails. Bon, le soir, malheureusement, on n’était pas dans les salles de concert. Mais la journée, il fallait quand même essayer de préparer l’après. Et c’est vrai que depuis, ça a bien rebondi. Et l’industrie musicale au niveau global a quand même très bien réagi. Et maintenant, je pense qu’on est à l’après-Covid, des années record au niveau de vente de billets de spectacle dans le monde. »

Vous étiez à Londres. Vous étiez récemment à Londres, où se trouvent beaucoup des principales agences et des tourneurs. Comment se passe votre séjour sur place en général ? Je suppose que vous essayez de voir un maximum de monde.

« Oui, c’est un milieu qui est assez concentré. Il y a, on va dire, peut-être 7-8 agences d’artistes ou de tourneurs qui vont représenter 90% des artistes ayant un potentiel pour vendre au moins 500 billets sur un territoire. Et donc, il faut être en contact avec ces agences-là. Comme je disais tout à l’heure, le relationnel compte beaucoup. Du coup, par exemple, sur ce genre de voyage, moi, je vais dans toutes ces agences-là et on rencontre plusieurs de leurs agents. Chaque agence a – ça dépend de leur taille –, mais ça peut être entre 5 et 20 agents qui, eux, ont un catalogue d’artistes qu’ils représentent. Donc c’est un peu montrer qu’on est toujours là, qu’on est toujours passionné et qu’on est à même d’être un bon partenaire pour leurs artistes. On peut, éventuellement, en plus, les aider pour les positionner sur des festivals sur notre territoire. Ça, c’est très important pour eux aussi. »

Les artistes tchèques ont besoin de plus d'aide pour s'exporter 

Est-ce que vous faites tourner des artistes tchèques ?

« Alors ça commence à changer, mais je trouve qu’il y a un manque de soutien à la production tchèque, contrairement, par exemple, au Canada ou même en France, où il y a des organismes qui font ça relativement bien pour développer la promotion des artistes français à l’international. Ici, en Tchéquie, quand même, il y a beaucoup moins de moyens. Il y avait quand même peu d’artistes qui auraient un potentiel pour percer en dehors des frontières tchèques ou slovaques. Maintenant, ça commence à changer, mais je pense qu’ils auraient besoin d’avoir une structure qui soutient mieux ces artistes-là, parce que c’est bien beau d’avoir un potentiel, mais après, il faut donner les moyens à ces gens-là de pouvoir travailler sur leurs projets. Malheureusement, maintenant, vu qu’il n’y a pas de statut d’intermittent du spectacle, par exemple, il y a beaucoup de ces gens-là qui doivent avoir un travail à côté ou qui ont différents projets musicaux pour justement essayer, à la fin du mois, de pouvoir générer des revenus suffisants. »

Island Mint | Photo: Jan Jaskmanický,  ČRo

Qu’est-ce que vous avez vu récemment de la scène tchèque qui vous a bien plu ?

« Il y a, par exemple, un groupe indie qui s’appelle Island Mint, qui est, je pense, très intéressant. En plus, je connais ces gars-là, ils sont vraiment sympas. Et je pense que le bureau export tchèque devrait proposer un autre des programmes où on va sélectionner, par exemple, sur un système d’appel à candidatures, on va sélectionner deux groupes à l’année et on va pouvoir subvenir à leurs besoins sur une année au moins, ce qui leur donnerait les moyens de pouvoir se concentrer sur leur projet. Avec, bien évidemment, des choses à prouver sur leur progression. Et je pense que ça, ce serait quelque chose... Ce n’est pas mon travail, mais ce serait quelque chose d’intéressant, pour donner à ces gens-là une opportunité pour accéder à des festivals en France, en Allemagne et essayer de faire en sorte que leur carrière puisse décoller en dehors des frontières tchèques. »

Vous parliez de festivals. Est-ce que vous en avez un, voire deux préférés ici dans le pays ?

Metronome Prague festival | Photo: Alexis Rosenzweig,  Radio Prague Int.

« Je pense que, contrairement à la France qui est une vraie terre de festivals, il y a quand même beaucoup moins de festivals. La République tchèque mériterait d’avoir plus de festivals. Il y en a qui fonctionnent très bien : Colours of Ostrava, qui a une identité qui lui est propre, Rock for People qui a une programmation cette année très impressionnante. Il y a aussi un festival à Prague qui s’appelle le Metronome Festival, qui a réduit un petit peu de format et de taille cette année. Et puis, il y a un petit festival à Brno qui s’appelle le Pop Messe avec qui on travaille et qui sont des gens adorables et passionnés aussi. »

Caprices de stars

Vous l’avez dit, vous faites venir beaucoup de types différents d’artistes. La semaine prochaine, notamment Dizzy Rascal et beaucoup d’autres. Vous avez dû voir un certain nombre d’extravagances d’artistes et de groupes. Si vous aviez une anecdote ou deux à raconter, ce serait lesquelles ?

« Je trouve quand même qu’on vit dans un monde qui est un peu plus imprévisible. Et je trouve que les artistes, ce sont généralement des âmes assez sensibles. Il y a parfois un manque d’engagement de l’artiste. Un manque d’engagement dans le sens où il y a plus d’annulations, par exemple. Le Covid a un petit peu décomplexé certains artistes sur les annulations. Bien évidemment, ça ne s’adresse pas à tout le monde. On a eu quelques histoires comme ça dernièrement. Notamment un artiste, je ne sais pas si je peux le nommer, mais un concert qu’on devait faire à Roxy. »

FKA Twigs | Photo: Fource

« Le bus est arrivé devant la salle. Et nous, on avait toute notre équipe qui était prête. Les loges étaient arrangées, le catering était en place. Et l’artiste n’a pas voulu sortir du bus parce qu’il ne se sentait pas bien. Je pense qu’il avait fait trop la fête la veille à Munich. Et il n’a pas pu jouer. Et du coup, nous, on se retrouve à devoir annuler au dernier moment. Là, il y a deux semaines, on devait faire un concert de FKA Twigs et on a dû reporter le spectacle deux jours avant la date. Bien évidemment, certaines personnes nous ont exprimé leur mécontentement parce qu’ils venaient d’autres pays. Ils avaient déjà réservé leur vol, leur hôtel. Mais malheureusement, nous, on est victime autant qu’eux dans ce genre de situation. On a eu la chance de pouvoir avoir une autre date donc le concert est reprogrammé. »

Vous parliez dans la presse tchèque, je crois, aussi, d’anecdotes de type « devoir trouver une paire de baskets au milieu de la nuit » pour un artiste qui veut absolument des nouvelles chaussures sur scène, ce genre de choses…

« Oui, ça peut arriver, des petits caprices de stars. Malheureusement, parfois, ces caprices-là ne viennent pas forcément de gens qui ont le statut de star ! Mais bon, il y a beaucoup d’égo évidemment dans le show business. Bon, après, tout dépend de comment vous répondez à ces attentes-là. Et nous, on doit rester professionnels et on n’est pas obligés de dire oui à tout. Et je pense que c’est notre rôle aussi, parfois, de s’opposer à certaines demandes si on pense qu’elles ne sont pas légitimes. »

À quoi vous avez dit non ?

« Par exemple, je suis assez opposé à l’idée d’acheter des cigarettes pour les artistes ou des chaussettes ou des caleçons. Ça, ça arrive régulièrement. Et moi, je n’ai jamais demandé à un employeur de m’acheter mes chaussettes pour aller travailler ! »

Quels sont les projets pour Fource à l’avenir ? Alors maintenant, Pologne, un petit peu à Bratislava, surtout Prague, peut-être un peu Brno. Est-ce qu’il y a une volonté d’expansion ailleurs dans la région ou pas vraiment ?

« Alors, pas vraiment dans la région, mais la femme de mon associé a des origines portugaises et du coup il est très intéressé à l’idée d’éventuellement un jour ouvrir un bureau au Portugal. Moi, je vous avoue, je suis assez déjà bien occupé avec mon activité ici. J’aime bien, encore une fois, j’aime beaucoup ce que je fais, mais j’ai aussi deux enfants et une femme adorables et donc j’ai aussi envie d’être un peu présent pour eux. Il y a, comme je l’ai dit tout à l’heure, un projet éventuellement de salle de concert qui pourrait m’intéresser dans les années à venir. Éventuellement, un projet de festival. Pourquoi pas ? Je pense que ce qui est important, c’est de rester à l’écoute des opportunités. Et je pense que c’est ça qui a fait notre force. J’ai la chance d’avoir une équipe extraordinaire ici. Sans eux, rien ne pourrait se faire. »

Est-ce qu’il y a un artiste ou un groupe que vous n’avez toujours pas réussi à faire venir à Prague et que vous espérez avoir un jour ?

« Oui, j’ai un groupe... Il y a peut-être une possibilité pour les faire venir prochainement. Je croise les doigts. J’espère que ça ne va pas me porter malheur d’en parler... C’est un groupe qui s’appelle Turnstile, que j’aime beaucoup, de hardcore. Donc c’est un peu différent de ce qu’on fait actuellement. Mais voilà, leur dernier album était absolument exceptionnel. Il y a aussi un petit groupe qui est tout nouveau que j’ai vu dans un bar la semaine dernière à Londres avec 100 personnes. Je pense qu’ils ont un grand potentiel. Je leur promets un bel avenir, le groupe s’appelle Fletchr Fletchr. »