Économie/Commerce

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C'est pratiquement le thème dominant de la semaine, la CSOB, Ceskoslovenska obchodni banka, ou Banque commerciale tchécoslovaque, est devenue propriétaire de l'IPB, Investicni a postovni banka, ou Banque d'investissement et de poste. Pour un aperçu sur la signification de cette transaction, ses conséquences et ses soubassements politiques, nous avons interrogé le professeur Petr Pavlik, de l'Institut des relations internationales de Prague.

Il reste évidemment un aspect non négligeable de ce problèmes : c'est la banque japonaise Nomura, qui détient quand même quelque 46% de l'IPB. Vaclav Klaus, président de la Chambre des députés et chef de la plus grande formation de l'opposition, l'ODS, s'interroge sur le mutisme de cette banque et demande l'annulation de la vente, par voie judiciaire, s'il le faut ; il préconise une vente par appel d'offre. Lors d'une conférence de presse, il a révélé que le Premier ministre Milos Zeman, en était arrivé à la mise sous contrôle judiciaire de l'IPB, après avoir appris que sa direction aurait détourné vers l'étranger quelque 12 milliards de couronnes, soit 2,12 milliards de FF. Vaclav Klaus voit derrière toute l'affaire Josef Tosovsky, gouverneur de la Banque nationale tchèque, qui, selon lui, aurait liquidé l'Agrobanka et maintement l'IPB, simplement parce qu'ils échappaient à son contrôle. Une affaire qui ne fait que commencer, comme nos auditeurs le constatent, et qui ne manquerait peut-être pas d'avoir d'autres rebondissements.

Auteur: Omar Mounir
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