Il y a 25 ans, la colonne de la Sainte-Trinité d’Olomouc était inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO
Monument emblématique de la ville d’Olomouc, la colonne de la Sainte-Trinité fait actuellement d’une restauration... qui a permis d'élucider deux mystères.
À Olomouc, en Moravie, un imposant monument baroque se dresse au cœur du centre historique : la colonne de la Sainte-Trinité. Expression d’une foi profonde, mais aussi symbole de fierté de la ville morave, sa construction a pris plusieurs décennies. Consacré en 1754 en présence de l’archiduchesse Marie-Thérèse, ce groupe sculpté haut de 32 m fait parties des plus grandes constructions baroques de ce genre en Europe centrale. Depuis 2000, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO car c’est l’exemple le plus remarquable de ce type de monument spécifique à l’Europe centrale. Son unicité réside dans son authenticité : il n’a pratiquement pas changé depuis sa création.
Un espace souterrain et une capsule temporelle
Ce bijou baroque se trouve actuellement confié aux bons soins restaurateurs, et les travaux ont permis de résoudre deux mystères, dont celui de l’espace souterrain qui se trouve sous la chapelle, et dont on avait longtemps ignoré à quelles fins il servait. Les archéologues ont découvert qu’il avait une fonction purement technique : il servait à compenser la différence de niveau entre la place et le sol de la chapelle.
Par ailleurs, il a été découvert que la capsule temporelle situé dans le groupe sculpté le plus haut contenait des documents concernant la dernière grande rénovation, réalisée au tournant du siècle, parmi lesquels des cartes des inondations ainsi que des journaux et des pièces de monnaie de l’époque. Les dirigeants actuels de la prévoient d’y ajouter de nouveaux objets, parmi lesquels des billets en euros émis à l’occasion de l’anniversaire de l’inscription de la colonne à l’UNESCO, ainsi que des messages rédigés par des élèves des écoles primaires et collèges et invitant à faire du monument un pont entre les générations.
A moins d’une complication imprévue, les habitants d’Olomouc redécouvriront leur monument dans toute sa splendeur à la fin de l’année 2026.










