La réforme du système des retraites dans deux ans

Milan Simonovsky, Libor Nemec, Vladimir Spidla et Bohuslav Sobotka, photo: CTK

Le gouvernement tchèque vient de décider de débuter la réforme des finances de l'Etat en s'attaquant, tout d'abord, au système des retraites.

Milan Simonovsky,  Libor Nemec,  Vladimir Spidla et Bohuslav Sobotka,  photo: CTK
Après une première réunion du gouvernement, qui avait conduit à un accord des partis de la coalition sur la nécessité d'une réforme des finances de l'Etat, ce week-end, les ministres ont donné dans le concret. Pour que la Tchéquie, après son adhésion à l'Union européenne, puisse commencer à utiliser l'euro, il faut qu'elle réponde aux critères de Maastricht. Elle les respecte, déjà, sauf dans le cas du déficit budgétaire. Il devrait être inférieur à 3 %, alors qu'il atteint plus de 6 %, actuellement. Le gouvernement s'est donc réuni, ce week-end, et a fait le premier pas dans le sens de la réforme des finances. Ce pas concerne le système des retraites. La réforme de ce système devrait contribuer à la baisse du déficit budgétaire, et elle devrait commencer dans deux ans. En quoi consiste-t-elle ? Le gouvernement s'est inspiré de ce qu'on appelle le modèle suédois. Selon lui, les Tchèques pourraient partir à la retraite, après 25, voire 30 années de travail et de cotisation, naturellement. Les personnes qui auraient des salaires plus élevés devraient bénéficier d'une retraite plus élevée qu'actuellement. Même à la retraite, il serait permis de travailler et de cotiser, bien sûr. Il serait donc possible d'augmenter le montant de sa retraite en cotisant plus et en travaillant plus longtemps. En plus de cela, le gouvernement s'est déjà prononcé pour l'âge du départ à la retraite : 63 ans. Il n'est pas exclu que cela soit encore plus tard, à l'avenir. Les détails de cette réforme du système des retraites ne sont pas encore fixés, mais son principe même ne plaît pas à tout le monde, en premier lieu aux syndicats. La réforme du système des retraites ne représente que le début, car le plus important, dans le budget de l'Etat, c'est ce que rapporte l'impôt. Sur cette question, les ministres sont loin d'être d'accord. Un premier résultat, quand même : l'imposition des personnes morales devrait diminuer : de 31 %, elle passerait à 25 %. Cette diminution des recettes de l'Etat serait compensée par la hausse de l'impôt à la consommation sur les produits du tabac et l'alcool. Les discussions vont bon train, au sein de la coalition gouvernementale, mais la véritable réforme de l'imposition sera, certainement, une autre paire de manches !