La tuberculose s'aggrave à Prague

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La tuberculose, l'une des infections les plus dangereuses, continue de faire planer sa menace sur la capitale tchèque. Les détails avec Omar Mounir.

C'est que les dernières statistiques montrent que c'est dans la capitale qu'est apparu, ces derniers temps, le plus grand nombre de cas de tuberculose de toute la république. L'an dernier, 215 cas ont été déclarés à Prague, ce que les services des statistiques qualifient d'aggravation sérieuse. La maladie n'apparaît pas seulement parmi les citoyens tchèques, mais aussi et surtout, parmi les étrangers, toute proportion gardée, notamment les ressortissants d'Europe de l'Est. La plupart du temps, des jeunes Ukrainiens ou Roumains. Le chef de la Commission des A.E. du Parlement ukrainien, Vitaliï Cernenko a déclaré récemment : "Les personnes atteintes annuellement de tuberculose, en Ukraine, sont de l'ordre de 60 à 100.000, principalement dans les régions industrielles". Il n'y a pas longtemps, un Ukrainien, âgé de 24 ans, est décédé à Prague d'une tuberculose généralisée. Comment est-ce possible qu'une telle situation se produise ? La réponse des services concernés est simple : Le travail au noir, qui veut dire admission au noir et insertion, en dehors de tout contrôle médical.

D'après la police des étrangers, 19.144 Ukrainiens et 2620 Vietnamiens résident officiellement en République tchèque, à quoi il faut ajouter un grand nombre d'étrangers résidents clandestins. Faudrait-il imposer aux ressortissants de l'Est un dépistage systématique ? Le chef de l'Unité nationale de lutte contre la tuberculose, Ludek Trnka, s'inscrit dans cette perspective. Il est déterminé à ce que ses services accordent à cette catégorie de résidents une attention particulière, notamment par le renforcement des mesures de prévention et le traitement.

Et voilà qui nous mène droit à l'assurance. Si les étrangers travaillant régulièrement en Tchéquie ont une assurance maladie, il se trouve que c'est parmi les clandestins, dont le mode de vie est souvent précaire, que se pose le problème avec le plus de gravité, peut-être. Selon la porte-parole de la mutuelle générale, ces patients ne pourraient être pris en charge. Le traitement de la tuberculose coûterait des milliers de couronnes, plus une indisponibilité de 6 mois, et, en cas de bacille rebelle, les soins se compliquent et se prolongent, portant ainsi le coup de la guérison jusqu'à 250.000 couronnes, soit l'équivalent de 50.000 FF.

Auteur: Omar Mounir
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