Le dernier livre de Martin Danes

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Ce n'est pas pour la première fois que j'invite au studio de Radio Prague Martin Danes, journaliste et écrivain, qui vient de publier un livre insolite. Son dernier ouvrage s'appelle "Les Cris de Mme Mac Macwarr". Un titre bizarre pour un livre bizarre. On se demande d'abord si ce n'est pas un roman à clé, une allégorie dont on n'arrive pas à dévoiler le sens. L'auteur lui-même se cache sous le pseudonyme de Mark McDonuts. Le personnage principal de cette fable fantaisiste, Mme Mac Macwarr, est assez difficile à cerner. Elle nous est présentée à plusieurs étapes de sa vie. Dans les premiers chapitres nous trouvons cette femme grosse et laide dans une maison isolée et délabrée au milieu des forêts ou elle attend en vain son mari parti en voyage d'affaires. Puis elle découvre son mari caché dans la cave de sa maison où il passe son temps à se soûler. Finalement le mari prend la fuite. Il échappe à sa femme et Mme Macwarr quitte la maison isolée et part en ville pour le retrouver. Arrivée à Londres, elle s'installe dans l'appartement de son frère, un homme bizarre qu'elle déteste, et commence à chercher son mari. Sa recherche est très difficile car son époux a sans doute beaucoup changé et Mme Mac Macwarr ne se rappelle plus très bien comment il était. Le seul moyen d'identification dont elle dispose, l'extrême petitesse du sexe de son mari, ne lui sert pas à grand chose car elle ne rencontre normalement que des hommes habillés. C'est pourquoi elle devient caissière d'une piscine publique pour pouvoir examiner de près tous les hommes qui ressemblent vaguement à son époux. Les recherches de ce genre finissent par provoquer un scandale et Mme MacMacwarr se retrouve au bureau de police. Une fois libérée, elle poursuit ses investigations dans une clinique dont le directeur se révèle d'être son véritable frère. C'est de sa bouche que Mme Mac Macwarr apprend que son frère a cédé son ancien appartement à ce mari qu'elle cherche depuis si longtemps. Stupéfaite, elle doit se rendre à l'évidence. L'homme dont elle partage l'appartement n'est pas son frère mais justement l'époux recherché. Elle rentre en courant dans l'appartement mais elle n'y trouve qu'un petit mot lui disant que son mari, insaisissable, est parti en voyage d'affaires. Il lui a échappé donc une fois de plus. Suit une espèce d'épilogue où nous retrouvons Mme Mac Macwarr dans une maison de retraite où elle se souvient avec nostalgie des premières années de son mariage où elle était tellement choyée par son époux qu'elle en est devenue une poupée sans défense et comme paralysée par les excès de cet amour. J'ai demandé à l'auteur de nous présenter, lui même, un extrait de son livre décrivant les rapports entre ces époux hors du commun.