Le « non » des conservateurs à la Constitution européenne
Les représentants de la droite conservatrice tchèque, britannique et polonaise viennent de conclure une alliance, lors de leur rencontre, à Prague ; une alliance contre la Constitution de l'Union européenne. Selon eux, une telle constitution conduirait à l'abolition de la souveraineté des Etats et ferait de l'Europe un « super Etat centralisé artificiel ». Les représentants de la droite conservatrice veulent, ainsi, démontrer qu'ils ne sont pas isolés. « L'appel de Prague », signé sur l'île « Zofin », dans la capitale tchèque, par le chef du Parti conservateur britannique, Iain Duncan Smith, le président du Parti civique démocrate, Mirek Topolanek, et le chef du parti polonais Droit et justice, Ludwik Dorn, refuse l'adoption d'un accord, qu'il soit appelé « constitution » ou autrement. L'appel demande à ce que la coopération européenne soit basée sur des accords conclus entre des Etats souverains. Encore avant la signature de cet Appel de Prague, Iain Duncan Smith a rencontré le président de la République, Vaclav Klaus, et le chef du Parti civique démocrate, lors d'un déjeuner à Karlovy Vary, où se déroule le Festival International du Film. Le représentant britannique a déclaré qu'il était arrivé pour commencer une campagne visant le changement de l'orientation de l'Europe. Le but est de renforcer la démocratie nationale contre le super Etat et son immense bureaucratie. Les conservateurs ne veulent pas de Constitution européenne, de président et de ministre des Affaires étrangères. Ils demandent un référendum sur cette question. Le Premier ministre tchèque, Vladimir Spidla, n'a pas refusé, directement, une telle possiblité.




